Trappes
Trappes © Radio France

Le calme est revenu à Trappes dans les Yvelines, mais le commissariat reste sous surveillance après l’attaque du bâtiment hier soir. Une dizaine de fourgons de police sont toujours stationnés devant le commissariat.

Hier soir, entre 200 et 250 personnes ont lancé des projectiles, notamment des cailloux, sur la façade du comissariat de police et les forces de l'ordre. Des poubelles ont été embrasées et des abribus ont volé en éclat

Une dizaine de fourgons de CRS ont été envoyés en renfort pour protéger les lieux et un hélicoptère a survolé la zone...

Le calme est revenu après 1h00, puis des incidents sont à nouveau intervenus vers deux heures.

C'est la verbalisation d'une femme voilée, à laquelle s'est opposé son mari, jeudi, qui serait à l'origine des violences d'hier vendredi. Le mari, aurait assené des coups à un policier. Ce qui lui a valu d'être interpellé puis placé sous mandat de dépôt.

Selon le Procureur de la République de Versailles, le mari aurait tenté d'étrangler un policier.

Six personnes ont été interpellées et placées en garde à vue à l'issue de ces violences, dans lesquelles un adolescent de 14 ans a été blessé à l'oeil, peut-être par un tir de flashball.

Les explications de Yann Gallic

Pour Jean-Marc Bailleul, secrétaire général du syndicat national autonome des officiers de police (SNOP), les réactions de cet ordre après un contrôle révèlent un problème de société.

Jean-Marc Bailleul au micro de François Hume

Manuels Valls : "Il n’y a aucune raison valables pour que des violences comme celles que la ville de trappes à connu puissent se justifier"

Le Ministre de l’Intérieur, en visite à Marseille a été interrogé sur les incidents de la nuit à Trappes. Pour Manuel Valls, "l’ordre républicain doit s’imposer partout et pour cela le ministre a confirmé que des forces de l’ordre resteront présentes à Trappes tout au long du week-end "pour que l’ordre républicain s’impose".

Manuel Valls

La polémique a enflammé la classe politique dès ce matin

A droite, les premières réactions politiques ont été celles de Christian Estrosi et d'Eric Ciotti.

A un journaliste qui lui demandait de réagir au communiqué d'Eric Ciotti qui remet en cause de son action, Manuel Valls a répondu

La sécurité n’est ni de droite ni de gauche. Les français la réclament et moi j’agis

Brice Hortefeux, l'ancien ministre de l'Intérieur, demande que le gouvernement ait " le courage de faire preuve de sévérité, face à des voyous qui ne respectent rien et qui insultent les lois de la République"" après avoir envoyé un "triple mauvais signal qui porte gravement atteinte à la sécurité des Francais : celui de ses errements, de son inertie et de son idéologie", écrit-il dans un communiqué.

Valérie Pécresse, députée UMP des Yvelines et Geoffroy Didier, secrétaire général adjoint de l'UMP et cofondateur de la Droite forte se sont concentrés sur la loi contre l'interdiction de la burqa. Les deux membres de l'UMP faisant reproche à Arnaud Montebourg et Benoît Hamon d'avoir été contre l'interdiction de la burqa.

Benoît Hamon, ministre mais surtout député de Yvelines, appelé au calme et dénoncé les agressions contre les policiers du commissariat de Trappes. Benoît Hamon dénonce également la récupération de l’évènement par l’opposition, mais aussi par des groupuscules intégristes.

Benoît Hamon sur i> télé

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