Le 23 mai dernier, un incendie a ravagé un entrepôt désaffecté de Bobigny en Seine-Saint-Denis. Un incendie tragique puisqu'un enfant de dix ans a péri dans ce lieu occupé durant plusieurs mois par des familles de Roms.

La question de la place accordée à cette population est à nouveau posée.

Une population Rom estimée entre 10 000 et 15 000 personnes en France, essentiellement en Ile-de-France et surtout en Seine-Saint-Denis, à cause de ses nombreuses friches industrielles et peut-être aussi d'une préfecture moins intransigeante que les voisines, comme les Hauts-de-Seine.

Sur les quelques 300 personnes qui vivaient dans cet entrepôt, deux tiers ont accepté un retour volontaire en Bulgarie ou en Roumanie. Les autres recherchent la stabilité. Expulsés d'un gymnase à Bobigny, puis d'un terrain à Gennevilliers, leur nouveau point de chute, depuis deux semaines, est un terrain vague de Saint-Denis, en contrebas de l'autoroute A86.

Le reportage de Nour-Eddine Zidane dans ce camp

### Qui sont les Roms

On pense souvent que les Roms sont nomades, que ce sont des « gens du voyage ».

Au contraire, ce sont des sédentaires, explique Saimir Milé, président de l’association "La voix des Roms" .

(Nour-Eddine Zidane)

Un village d'insertion pour les Roms

Les autorités locales tentent de mettre en œuvre des solutions avec, par exemple, les villages d'insertion et leurs logements préfabriqués.

Aubervilliers est l'une des pionnières dans ce dispositif d'accompagnement sur 3 ans.

20 familles sélectionnées soit entre 60 et 80 personnes, la moitié de la population Rom estimée sur la commune dirigée par le socialiste Jacques Salvator.

Jacques Salvator, maire PS d’Aubervilliers (Nour-Eddine Zidane)

"On pousse les Roms vers des activités illégales"

Arrêtons de traiter spécifiquement les Roms, déplorent certaines associations comme "La voix des Roms" présidée par Saimir Milé.

Pour lui, les villages d’insertion sont fondés sur une erreur de base : les villages sont censés sédentariser des « gens du voyages », ce que les Roms ne sont pas.

Ce que les Roms recherchent en France, c’est un emploi. La première étape passe donc par l'ouverture de notre marché du travail aux Roumains et Bulgares, aujourd'hui restreint à 150 métiers.

Saimir Milé, président de l’association "La voix des Roms" (Nour-Eddine Zidane)

Liens

> L'association "La voix des Roms"

> "Médecins du Monde" intervient sur les lieux de vie des Roms.

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