Seules 13 % des communes sont toujours à la semaine de 4 jours et demi et la moitié d’entre elles s’interrogent sur le maintien de ce rythme à la rentrée 2019. D'après une étude réalisée par l'Association des maires de France, les élus se disent satisfaits à 80 % du retour à la semaine des 4 jours.

Les élus reconnaissent dans cette étude qu'il n'y a pas eu de véritable étude sur les bienfaits de la semaine des 4 jours et demi.
Les élus reconnaissent dans cette étude qu'il n'y a pas eu de véritable étude sur les bienfaits de la semaine des 4 jours et demi. © AFP / PASCAL PAVANI

L'Association des Maires de France dévoile mercredi une étude sur le temps périscolaire, qui a fait l'objet de plusieurs changements ces six dernières années. La réforme phare est celle du passage à la semaine de quatre jours et demi, mise en place en 2013 par le gouvernement Ayrault et le ministre de l'Éducation nationale de l'époque, Vincent Peillon. 

À la rentrée 2017, l'actuel ministre de l'Éducation nationale, Jean-Michel Blanquer, a permis aux communes de choisir : soit elles restaient à la semaine de quatre jours et demi, soit elles repassaient à la semaine de quatre jours. 87 % des communes ont pris la deuxième option.  D'après l'étude, les élus semblent être satisfaits du retour à la semaine de quatre jours. Dans le même temps, ils regrettent qu'il n'y ait pas eu de véritable évaluation du bienfait des changements de rythmes scolaires. 

D'après l'étude toujours, les élus sont très majoritairement satisfaits du retour à la semaine de quatre jours. Mais ils reconnaissent à 39 % avoir subi des pressions de la part des enseignants ou des familles pour revenir sur la réforme Peillon. 

Accélération à la rentrée 2019

Aujourd’hui, seules 13  % des communes sont encore à quatre jours et demi. En dehors de Paris qui ne compte pas renoncer à ce rythme, une ville sur deux n’est pas sûre d’y rester. 

"Le Plan mercredi" promis par le ministre de l’Education nationale n’y change rien. Il s’agit d’un dispositif spécifique pour mettre en place des activités périscolaires le mercredi et "occuper" les élèves qui n’ont plus classe. Mais les moyens octroyés par l’Etat sont insuffisants. La contribution de la Caisse des allocations familiales a été relevée à un euro par heure et par enfant, contre 54 centimes actuellement. Une aide trop légère pour convaincre les maires. 

Selon l'enquête, dans 39 % des communes en semaine de quatre jours, aucune activité n’est organisée le mercredi quand 24 % des villes restées à la semaine des quatre jours et demi ne proposent rien ce jour-là.

Les Nap moins coûteuses que le plan mercredi  

Dans les communes de moins de 2 000 habitants, et ce quel que soit leurs rythmes scolaires, les élus expliquent qu'ils ont du mal, voire qu'ils ne peuvent pas, proposer des activités le mercredi, faute d'argent et de ressources humaines. Le Plan mercredi semble encore flou pour une partie de ces élus qui émettent des doutes sur sa réalisation et sur sa pérennité. 

Ces nouveaux accueils du mercredi ont moins de succès que les NAP (les nouvelles activités périscolaires à savoir les activités périscolaires proposées en semaine). 25 % des élèves scolarisés sont pris en charge le mercredi contre un taux de fréquentation des NAP de 70 % pour les écoles élémentaires et 53 % pour les écoles maternelles.

Par ailleurs, ces accueils du mercredi sont quasiment tous payants pour les familles alors qu'ils ne le sont qu'à 31 % pour les NAP. 

Au total, ces dispositifs ont un coût. Selon l'étude, 316 euros le coût annuel brut par enfant inscrit pour les communes pour l’accueil du mercredi contre 281 euros pour les NAP. 

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