Le CSE a majoritairement voté contre le texte.
Le CSE a majoritairement voté contre le texte. © MaxPPP

Le Conseil supérieur de l'éducation a rejeté lundi le projet de décret complémentaire sur les rythmes scolaires, qui introduit des assouplissements pour les communes qui peinent à mettre en place la semaine de 4,5 jours pour septembre.

Le gouvernement n'est pas tenu par l'avis du Conseil supérieur de l’éducation, mais le rejet par ce dernier, lundi, du nouveau texte sur les rythmes scolaires est sans ambiguïté sur la défiance qu’il suscite dans la communauté éducative.

> ECOUTEZ les précisions de Célia Quilleret :

Le projet de décret a recueilli 31 voix contre, 27 abstentions, 3 voix pour et aucun refus de vote : la FCPE, la FSU, FO, CGT, SUD, le Snalc et la Fage ont voté contre. L'Unsa, le Sgen, l'UNL et l'Unef, de leur côté, se sont abstenus, tandis que la Peep, la Ligue de l'enseignement et Jeunesse au plein air ont voté pour.

Le texte entrera en vigueur la semaine prochaine

Le ministère indique que ceux qui ont voté contre ont pu le faire pour des raisons opposées, avec chacun sa vision idéale de la réforme, en rappelant que le texte, fruit de trois semaines et demie de consultations, permettra d'appliquer la réforme partout en septembre. Le décret entrera en vigueur à sa parution au Journal officiel, probablement en fin de semaine.

Des semaines de huit demi-journées au lieu de neuf

Tout en maintenant cinq matinées de classe hebdomadaires, le nouveau texte autorise par dérogation des semaines de huit demi-journées au lieu de neuf, pour regrouper les trois heures d'activités périscolaires en un après-midi. Le CSE devait initialement être présidé par Jean-Paul Delahaye, qui a démissionné mercredi du poste-clé de directeur général de l'enseignement scolaire. Le départ de ce proche de Vincent Peillon a été interprété comme un refus de cautionner un texte détricotant 18 mois de travail.

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