L'Association des maires de France met en avant dans une carte les attentes de nombreuses collectivités qui peinaient à appliquer la réforme des rythmes scolaires.

L'AMF va mener une nouvelle enquête pour connaître les raisons motivants le choix d'un rythme scolaire entre 4 et 4,5 jours par semaine.
L'AMF va mener une nouvelle enquête pour connaître les raisons motivants le choix d'un rythme scolaire entre 4 et 4,5 jours par semaine. © AFP / FRED TANNEAU

C'était une promesse de campagne et les communes sont nombreuses à avoir choisi un retour en arrière dès l'application du décret. L'AMF, l'association des maires de France, a recensé les communes qui reviennent au rythme de quatre jours d'école par semaine, contre 4,5 jours imposés par la réforme des rythmes scolaires initiée lors du précédent quinquennat.

A l'époque, 70% des communes avaient rencontré des difficultés pour appliquer cette réforme, selon les informations de l'AMF et Emmanuel Macron avait fait de la souplesse des rythmes scolaires l'un de ses arguments de campagne.

Cet été, des études parlaient d'un tiers des communes prêtes à revenir à l'ancien rythme. Selon les chiffres de l'AMF consolidés avec ceux du ministère de l'Éducation nationale, elles sont en réalité 43 % à revenir à quatre jours dès cette rentrée, en septembre 2017.

La carte des communes qui reviennent aux anciens rythmes scolaires

Pour l'heure, l'AMF ne tire pas d'enseignement sur les raisons qui ont conduit les communes à revenir à une semaine d'enseignement scolaire de quatre jour ou le maintien à 4,5 jours. D'une académie à l'autre et au sein même des académies universitaires, la répartition constatée n'est pas homogène.

Si dans le nord de la France et dans le sud-est, Corse y compris, le retour à quatre jours est massif, c'est plus éparse partout ailleurs, y compris en Outre-mer. La ruralité d'une commune ne semble pas non plus jouer, pas plus que des critères économiques.

En revanche, les métropoles et leur banlieue restent massivement aux nouveaux rythmes cette année. Avec une piste évoquée : celle que les écoles qui le souhaitaient n'ont peut-être pas eu le temps d'appliquer à nouveau l'ancien rythme, pour des raisons d'organisation. Elles ont, selon le décret, jusqu'en 2019 pour se prononcer.

L'AMF a d'ores et déjà annoncé mener une nouvelle enquête pour connaître le motif du maintien aux 4,5 jours ou le retour aux anciens rythmes, enquête dont les résultats devraient être dévoilés le 22 novembre prochain, à l'occasion du Congrès des maires.

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