Emmanuel Macron a clairement fait savoir durant la campagne qu'il permettrait aux communes d'abandonner les nouveaux rythmes scolaires.

Ecole
Ecole © Radio France / CC Havang(nl)

Retour en arrière pour ceux qui le souhaitent

Pour certains maires anti réforme le programme d'Emmanuel Macron ouvre la porte à une réorganisation. Semaine de 4 jours, six heures de cours par jour pour les petits comme avant, ce sera désormais possible. Un choix à faire selon les communes. Un décret devrait être publié cet été et les communes et conseils d'école auront jusqu'en 2019 pour se décider.

La commission éducation de l'Association des maires de France avait noté que 70 % des communes avaient eu du mal avec cette réforme, pour des raisons financières et de recrutement des animateurs

Ce retour possible en arrière suscite l'inquiétude de la principale fédération de parents d'élèves, la FCPE. Elle a déjà communiqué sur le sujet.

Salle de classe
Salle de classe © Radio France / CC airunique

Les autres changements possibles

Baisse des effectifs des classes primaires et élémentaires en zone d'éducation prioritaire. le dédoublement de classes serait assuré grâce à l'apport d'un contingent de professeurs issu d'un programme déjà lancé sous François Hollande. Cela nécessitera aussi quelques travaux d'aménagements pour accueillir plus de classes. Par ailleurs, pendant 2 ou 3 ans, les nouveaux et jeunes professeurs débutants ne devraient plus être envoyés en ZEP.

Pour les cycles supérieurs il a été dit lors de la campagne que 100 000 places en licence professionnelle, en alternance seraient créées dès la première année du quinquennat.

Globalement l'esprit de la nouvelle politique sera de laisser plus d'autonomie aux établissements, en contrepartie d'une évaluation plus approfondie.

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