Pompiers incendie Saint Jean d'Illac gironde
Pompiers incendie Saint Jean d'Illac gironde © MaxPPP

L'incendie a débuté vendredi en début d'après-midi, et il n'est toujours pas éteint. La forêt de pins de Gironde est envahie de pompiers mais cela ne suffit pas. Le vent leur joue des tours. Bernard Cazeneuve est arrivé sur place ce dimanche matin.

3ème jour de lutte. Ce dimanche matin, le feu est stabilisé, mais rien n'est gagné. Car samedi après-midi aussi, le feu avait été stabilisé, avant que le vent ne vienne souffler par rafales sur la pinède qui se situe entre Saint-Jean-d'Illac et Pessac à une vingtaine de kilomètres au Sud de Bordeaux.

Des renforts arrivés de toute la France

Les pompiers girondins luttent depuis vendredi après-midi. Ils sont désormais aidés par 300 autres collègues venus de toute la France pour les aider à maîtriser le plus gros incendie depuis le début de l'été. Et ils devraient être encore plus nombreux dans les heures à venir, car le ministre de l'Intérieur annonce d'autres renforts. Bernard Cazeneuve arrivé sur place vers 8h30.

Le ministre annonce que 300 pompiers supplémentaires et 60 pompiers militaires de la sécurité civile vont arriver, épaulés par sept bombariders d'eau.

De nouvelles évacuations

Dès vendredi soir, 450 maisons avaient été évacuées à Saint-Jean-d'Illac. Par précaution, la préfecture d'Aquitaine a décidé de procéder à 150 nouvelles évacuations du côté de Pessac samedi soir. Les habitants ne pourront sans doute pas regagner leur domicile avant plusieurs jours.

Parmi les riverains déplacés, les 80 patients de la clinique psychiatrique "Les Pins", à Pessac. Reportage à leurs côtés d'Alexandre Blanc (France Bleu Gironde).

Si personne n'a été jusque là blessé, et aucune habitation détruite, la réserve de chasse de Jean-Paul Duc, elle, est détruite. Sur les 200 hectares de forêt, une dizaine seulement a été préservée. Tout a brûlé sous ses yeux.

Jean-Paul Duc, au micro d'Alexandre Blanc de France Bleu Gironde.

Toutes les hypothèses sur l'origine de l'incendie restent à l'étude, mais il pourrait s'agir d'un mégôt de cigarette mal éteint. Des gardes à vue sont en cours, a expliqué sur place Bernard Cazeneuve, mais elles concernent d'autres départs de feux dans le Médoc.

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