Intervention du Samu social à Maubeuge
Intervention du Samu social à Maubeuge © Radio France

Le baromètre du 115 vient d'être rendu public et il est inquiétant : le nombre de sans-abri ayant sollicité un hébergement d'urgence a augmenté de 4 % en deux ans. La moitié d'entre eux n' ont jamais réussi à obtenir de places.

Certes, le nombre de demandes a diminué (de 5 %) entre 2013 et 2014, mais c'est surtout dû à de nombreux renoncements au printemps, selon le directeur général de la Fédération nationale des associations de réinsertion sociale. "Depuis le début du quinquennat de François Hollande, la situation des sans-abri s'est plutôt dégradée" , explique Florent Gueguen.

Le système de l'hébergement est dans l'incapacité complète de répondre à l'augmentation de la demande.

Les mineurs et les familles de plus en plus nombreux

On est passé en deux ans d'une moyenne de 51.200 à 64.300 demandes mensuelles, pour un total de 771.500 demandes d'abri. Une progression qui s'explique par la hausse du nombre de sans-abri ayant sollicité le 115 ( 3.500 personnes en plus), mais aussi par des demandes renouvelées encore et encore, face aux nombreuses réponses négatives et à la durée très faible des accueils, souvent limités à une seule nuit.

Ce sont principalement des hommes qui font appel au 115 (42 %). Mais le Samu social s'inquiète surtout de la hausse du nombre de familles (39 %) et de mineurs (ils étaient 20 600 en 2014, soit 18 % de plus en deux ans).

Près de la moitié des sans-abri ayant demandé un hébergement d'urgence n'ont jamais obtenu de solution (soit 48 000 personnes). Les 115 se trouvent désormais, selon ce baromètre, "dans une gestion de la pénurie" qui les obligé à "développer des stratégies" pour compenser le manque de places disponibles. D'où la hausse de l'hébergement de courte durée : une seule nuit pour la moitié des solutions trouvées.

Mots-clés :
Ce contenu n'est pas ouvert aux commentaires.