Ce lundi, c'est la journée sans téléphone portable, une résolution difficile à adopter pour tous les ados. Tous ? Non. Certains résistent héroïquement au "tout-connecté".

Un téléphone public en France
Un téléphone public en France © Radio France / Nathanael Charbonnier

L'arrivée au collège, c'est souvent le début de la guerre pour les parents. Mais rassurez-vous, il existe des adolescents qui n'en veulent pas. Ils sont rares certes, mais c'est le cas de Paul, que nous avons rencontré chez lui dans le dixième arrondissement de Paris. Pour lui, la journée sans portable c'est un peu tous les jours.

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Les adolescents ne sont pas tous accros au portable

Par Hélène Chevallier

À presque 14 ans, Paul est équipé d'un téléphone depuis la rentrée, mais il a pris le strict minimum. "Il permet de téléphoner. Il y a aussi un agenda et une calculatrice, mais... je ne m'en sers pas trop." Pas de smartphone, c'était la condition imposée par Paul, car ici ce n'est pas l'adolescent qui a supplié ces parents d'avoir un portable mais plutôt l'inverse.

Pas exclu pour autant

"C'est moi qui ai insisté, pour qu'il envoie ses messages avec son téléphone plutôt qu'avec le mien", explique sa mère. "Il a fini par accepter, à la seule condition que ce ne soit pas un smartphone." Ce choix, il l'a fait pour des raisons sociales et environnementales.

Ça exploite des gens, avec des matières premières pas forcément super non plus.

Pas de compte Facebook, ni de Snapchat... Des moyens de communications très prisés par les adolescents. Mais il ne se sent pas pour autant exclus par ses amis, qui eux non plus ne sont pas des acharnés du portable. Et pour s'informer ? "La radio", lance l'adolescent.

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