Après l'évacuation, la semaine dernière, du camp de Paris, 850 migrants ont été emmenés dans la ville du Val-d'Oise et logés pour quelques jours au Cèdre bleu.

Anne Hidalgo lors de l'évacuation du camp de migrants aux stations de metro Stalingrad et Jaures a Paris.
Anne Hidalgo lors de l'évacuation du camp de migrants aux stations de metro Stalingrad et Jaures a Paris. © Maxppp / WOSTOK PRESS

Cette ancienne maison de retraite désaffectée depuis un an appartient à la mairie parisienne. C'est la deuxième fois cette année que des migrants arrivent ici, sans que les Sarcellois et leur maire ne soit prévenus.

"Ce n'est pas contre les migrants", voilà ce que tiennent à dire en premier les habitants de Sarcelles qui se sont déjà mobilisés pour aider les réfugiés de ce quartier pavillonnaire. Les habitants regrettent l'absence totale d'information : "Personne ne nous a rien dit." Alors que ces arrivées et départs de migrants bouleversent leurs quotidiens. "Ce matin, je n’ai pas pu garer ma voiture sous prétexte qu’il y avait trois cars qui partaient", constate une Sarcelloise.

Celle qui cristallise toute la colère, c'est Anne Hidalgo, la maire de Paris : "Qu’elle vienne voir un peu comment cela se passe ici", estime une habitante. De son côté, François Pupponi, le maire de Sarcelles, ne décolère pas : "Lorsqu’on ne veut pas voir des réfugiés à Paris, on en envoie 850 à Sarcelles. Au nom de quoi la ville de Sarcelles prendrait 30% des réfugiés de Paris."

François Pupponi a lancé une pétition "Assez du mépris". Il demande à la ville de paris de vendre au plus vite Le Cèdre bleu. Pour que Sarcelles puisse reprendre le contrôle de son patrimoine, installer une maison de retraite, une crèche ou même un centre pérenne et confortable pour les réfugiés.

Sur twitter, a maire de Paris a félicité les jeunes de Sarcelles qui s'étaient mobilisés pour offrir des repas aux migrants.

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