[scald=113317:sdl_editor_representation]PARIS (Reuters) - Nicolas Sarkozy est cerné par des "affaires gravissimes" sur lesquelles il refuse de s'expliquer et il cherche à s'en protéger par une réélection, a déclaré mardi la candidate écologiste Eva Joly.

L'ancienne magistrate fait allusion à la procédure visant un possible financement illicite de la campagne de 2007 avec la fortune de l'héritière de L'Oréal Liliane Bettencourt, à une possible corruption en marge de la présidentielle de 1995 et à des questions soulevées par la presse sur l'achat d'un logement dans les années 1990.

"Nous voterons tous François Hollande au second tour. Nous voulons débarrasser notre patrie, notre France de Nicolas Sarkozy qui n'arrête pas de l'abaisser et de la salir, et qui a fait de l'Elysée un fort Chabrol pour se protéger contre les enquêtes judiciaires", a dit la candidate d'Europe Ecologie-Les Verts sur BFM TV.

"On ne sait justement pas ce qui lui arriverait s'il n'était plus président de la République. Il est cerné de toutes parts avec une série d'affaires gravissimes et il ne s'explique pas. Et cela n'est pas normal en démocratie", a-t-elle ajouté.

En qualité de chef de l'Etat, Nicolas Sarkozy ne peut ni être entendu comme témoin ni être mis en examen. Il redeviendra un justiciable ordinaire quand il quittera l'Elysée.

"Il y a des juges qui travaillent. Il y a des flux financiers énormes qui aboutissent, selon dix témoins précis et concordants, chez les très proches de Nicolas Sarkozy", a fait remarquer Eva Joly.

Jean-Baptiste Vey, Thierry Lévêque, édité par Yves Clarisse

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