[scald=109317:sdl_editor_representation]ELANCOURT, Yvelines (Reuters) - Nicolas Sarkozy a une nouvelle fois insisté mercredi sur la nécessité de contrôler l'immigration, un thème central de sa campagne qu'il développe à chacune de ses sorties depuis les tueries de Toulouse et Montauban.

En meeting à Elancourt, dans les Yvelines, le président candidat s'en est pris au Parti socialiste sur la question mais a aussi critiqué la CGT, après la grève qui a empêché la veille la parution du quotidien Ouest-France, affirmant qu'elle était directement liée à l'interview qu'il avait accordée au journal.

"La CGT a bloqué la diffusion de ce journal pour le seul fait que le président de la République avait donné un entretien à ce journal. Voilà la conception de la démocratie des permanents de la CGT", a-t-il dit.

Sans aller jusqu'à évoquer le risque d'une "vague migratoire incontrôlée" qu'il avait brandi mardi lors d'un grand meeting à Nantes, Nicolas Sarkozy est revenu sur sa volonté de diminuer de moitié l'immigration légale en France et de contraindre l'Europe à renforcer les accords de Schengen.

Face aux "donneurs de leçons", il s'est défendu d'aller sur les terres de l'extrême droite, déclarant que le modèle social de la France ne résisterait pas à une forte immigration au moment où il demande déjà des sacrifices aux Français du fait de la crise.

S'agissant des accords de Schengen, il a dit avoir "donné un an à l'Europe pour que cesse le scandale de la frontière entre la Grèce et la Turquie, où 115 kilomètres ne sont défendus par personne, où on passe n'importe comment et, une fois qu'on est rentré, on vient en France parce que ce c'est le pays le plus généreux au monde".

"Nous n'avons pas fait l'Europe pour avoir une Europe passoire !".

Revendiquant le droit de parler de la sécurité et du terrorisme, il a de nouveau reproché au Parti socialiste et à son candidat, François Hollande, de n'avoir voté aucun des textes qu'il a présentés depuis 2002, comme ministre de l'Intérieur puis président de la République, pour protéger les Français.

Revenant sur les tueries de Toulouse et Montauban, il a salué le "travail remarquable" des services de sécurité et de la police, qui ont mis dix jours pour retrouver leur auteur.

"Honte à ceux qui mettent en cause le travail des forces de l'ordre", a-t-il encore dit en visant François Hollande. "Quand on veut aspirer à diriger la France, on ne commence pas par insulter et par refuser sa confiance aux forces de l'ordre".

Yann Le Guernigou, édité par Thierry Lévêque

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