[scald=111021:sdl_editor_representation]PARIS (Reuters) - Nicolas Sarkozy a nié mardi tout financement illégal de sa campagne de 2007, sans contester toutefois qu'il ait pu rencontrer à cette période l'héritière de L'Oréal Liliane Bettencourt et son mari André, décédé fin 2007.

L'enquête judiciaire se développe sur un possible financement frauduleux de cette campagne avec la fortune Bettencourt. Ce soupçon a fondé l'incarcération de l'ex-gestionnaire de fortune Patrice Maistre.

L'ex-majordome des Bettencourt dit avoir vu Nicolas Sarkozy à leur domicile dans la période électorale et un agenda de l'héritière semble confirmer cette visite à la date du 24 février 2007. .

"Comme toujours avant la présidentielle, il y a un certain nombre de boules puantes, c'est classique, ça ne surprend personne, c'est pas pour autant que c'est avéré", a dit le chef de l'Etat sur Canal+.

Il souligne que ses comptes de campagne de 2007 ont été validés par le Conseil constitutionnel. "Pourquoi voulez-vous qu'il y ait un financement illégal alors même que recettes et dépenses ont été contrôlées millimètre par millimètre?", a-t-il demandé.

Concernant le soupçon de remises par les Bettencourt d'espèces non déclarées dans ces comptes officiels, il a admis avoir pu rencontrer André Bettencourt, ex-parlementaire et ministre de droite décédé en décembre 2007, sans préciser cependant le motif d'une éventuelle visite.

"J'ai été 20 ans maire de Neuilly, ils habitaient à Neuilly, il était sénateur, j'étais député, il était dans la majorité, la même que la mienne. M. Bettencourt, c'est un délinquant, ce pauvre homme?", a-t-il dit.

"Je ne sais pas ce que je faisais il y a cinq ans mais si la question c'est 'est-ce que vous avez pu le rencontrer', bien sûr, quel est le problème, quelle est l'histoire, quelle est l'information?", a-t-il dit.

Patrice de Maistre a été écroué le 23 mars après la découverte de retraits en espèces sur la fortune de l'héritière de L'Oréal en Suisse, de quatre millions d'euros entre 2007 et 2009, dont deux de 400.000 euros chacun au premier semestre de 2007, en pleine campagne présidentielle.

Thierry Lévêque, édité par Jean-Stéphane Brosse

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