Elles protègent de mieux en mieux notre peau mais l'utilisation des crèmes par les baigneurs représente un danger pour les mers et les océans.

Nous déversons 25 000 tonnes de crème solaire dans les océans chaque année
Nous déversons 25 000 tonnes de crème solaire dans les océans chaque année © Flickr/CC MatHelium

Vous faites peut-être partie des chanceux qui se dorent la pilule sur la plage, vous en revenez, ou vous allez vous y rendre. Et bien sûr, dans votre sac, on trouve l'éternel tube de crème solaire.

C'est devenu un incontournable de l'été, indispensable pour éviter les coups de soleil. Mais si elle protège de mieux en mieux notre peau, plusieurs études le disent : l'utilisation des crèmes par les baigneurs représente un danger pour les mers et les océans.

Dans nos tubes de crème on trouve tout un tas de substances : des filtres ultraviolets, de l'huile, des conservateurs, quelques agents stabilisateurs, des épaississants. Des produits qu'on disperse dans l'eau quand on va se baigner , comme l'explique Jean-Pascal Quod, le directeur de l'ARVAM, l'agence pour la recherche et la valorisation marines : "on a à peu près 20 à 25% de la crème qui s'en va dans les 20 à 30 minutes et ces crèmes finissent par avoir un impact sur la santé des coraux ou celle des organismes marins. Ça contribue à rendre plus fragiles les coraux aux autres impacts".

On parle de 25 000 tonnes de crème solaire déversées dans les océans chaque année et dans des zones très fréquentées comme les plages de Méditerranée ou celles de La Réunion, l'effet sur les écosystèmes serait quasi immédiat.

Si les crèmes solaires ne sont évidemment pas la seule source de pollution marine sur celle-ci, on peut agir insiste Jean-Pascal Quod, le directeur de l'ARVAM : "nous pouvons changer les comportements des personnes et également faire la promotion des crèmes bio puisqu’elles se diversifient et s'améliorent en matière de texture et de tenue."

Certains chercheurs ou associatifs préconisent aussi les comportements éco-responsables : fuir les heures les plus chaudes et se protéger avec un chapeau ou un parasol, plutôt qu'avec des litres de crème pour éviter de répandre trop de poison dans l'eau.

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