Dans son bilan, la sécurité routière confirme que cyclistes, piétons et personnes âgées sont de plus en plus souvent blessés ou tués sur les routes.

Pas un jour sans qu'un cycliste ne soit blessé ou tué sur la route.
Pas un jour sans qu'un cycliste ne soit blessé ou tué sur la route. © AFP / JEAN-PIERRE CLATOT

Certes, l'Observatoire national interministériel de la sécurité routière fait savoir que le nombre de morts sur les routes a baissé en juillet (346 personnes au lieu de 356 en juillet 2016). Mais depuis le début de l'année, le nombre de morts a augmenté de 0,8 %, soit 27 victimes supplémentaires. Emmanuel Barbe, le délégué interministériel, s'est réjoui de cette baisse mais reste prudent : "On en est encore à une légère hausse sur les douze derniers mois. On tend vers une certaine stabilisation, et on va tout faire pour être dans le négatif avant la fin de l'année."

De 2013 à 2016, trois années meurtrières

En 2016, la mortalité routière a augmenté trois ans de suite après douze ans de baisse ; une situation qui ne s’était pas produite depuis 1972. "Il faudra des efforts à tous les niveaux de la société", a expliqué Emmanuel Barbe.

D’août 2016 à juillet 2017, le nombre d'accidents corporels (58 994) a augmenté de 3,6 %, avec également une augmentation du nombre de blessés hospitalisés de 4,2 % (28 103), soit 1 142 de plus. Une tendance se dégage de ce bilan : la hausse de la mortalité des cyclistes (+20 % en chiffres cumulés sur douze mois comparés à 2010), des piétons (+13 %) et des plus de 65 ans (+19 %). Par ailleurs, on note que le nombre de 18-24 ans tués est en baisse (-27 %).

Les principales causes d'accident demeurent la vitesse excessive et l'alcool. L'utilisation des téléphones pendant la conduite au volant (appels et SMS) est la cause de près d'un accident de la route sur dix.

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