En 2015, un tiers des Français se déclarait fumeur
En 2015, un tiers des Français se déclarait fumeur © MaxPPP

Seuls 15% des adultes fument aux Etats-Unis : il s’agit de la plus faible proportion enregistrée depuis des décennies par les autorités sanitaires américaines. Des performances très éloignées des réalités hexagonales.

Il s’agit de la plus faible proportion enregistrée depuis des décennies : selon les autorités sanitaires américaines, seuls 15% des Américains adultes sont fumeurs en 2015. Ainsi, le pourcentage de fumeurs de cigarettes parmi la population adulte "est passé de 24,7% en 1997 à 15,2% en janvier-mars 2015", selon les données du Centre national des statistiques de santé. Au terme du rapport établit par le Centre, environ 36,7 millions d'adultes américains fumeraient actuellement, si l’on ne considère que la population civile, les militaires n’ayant pas été comptabilisés.

480.000 Américains meurent du tabac chaque année

On dénombre Outre-Atlantique toujours plus de fumeurs chez les hommes (17,4%) que chez les femmes (13%) sur la période. Plus de quatre Américains sur dix (42%) fumaient en 1965, selon les Centres américains de contrôle et de prévention des maladies, dont dépend le NCHS. Selon les autorités sanitaires américaines, le tabagisme reste "la première cause évitable de décès aux Etats-Unis, provoquant la mort de quelque 480.000 personnes chaque année".

De l’autre côté de l’Atlantique, un Français sur trois est fumeur

Les performances américaines sont loin des réalités hexagonales : quand en 2015, un Français sur trois se déclarait fumeurs, les fabricants de cigarettes annonçaient, eux, la même année, une hausse de 7% des ventes de tabac entre mars 2014 et mars 2015, une première depuis 2009. La situation, à cet égard, patine. Si la loi Evin, puis la guerre déclarée au tabac par Jacques Chirac en 2002, puis l'apparition du message fumer tue sur les paquets et la forte augmentation des prix, l'interdiction de fumer dans les lieux publics, ont permis de réduire la consommation de tabac jusqu'au milieu des années 2000, les chiffres stagnent. Voire s’aggrave, notamment chez les femmes, qui fument de plus en plus.

Mieux prendre en charge l’aide à l’arrêt

Le plan national de réduction du tabagisme annoncé en septembre 2014 par la ministre de la Santé est de l'avis unanime plutôt ambitieux mais pas encore opérationnel, puisque toujours en débat au Parlement. Pour beaucoup d'observateurs, la clé pour faire reculer le tabagisme serait d'abord une hausse massive du prix du tabac. Elle supposerait cependant d’affronter la colère des buralistes. Outre un contrôle plus effectif de l’accès des mineurs au tabac, certains évoquent enfin la piste d’une prise en charge plus soutenue des aides à l’arrêt par la Sécurité sociale : actuellement, 50 euros seulement sont proposés pour rembourser les substituts nicotiniques.

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