Le domicile des Bénitez à Perpignan
Le domicile des Bénitez à Perpignan © MaxPPP/Michel Clementz

Le concours Miss Roussillon est maintenu ce dimanche, malgré la disparition d'une des candidates. Un des membres du jury, mal à l'aise suite à cette affaire, a carrément décidé de se retirer. Mais les organisateurs veulent passer outre.

"On n'a pas le choix. Comme on dit: The show must go on", explique à l'AFP Cindy Filipiak, cheville ouvrière de la compétition prévue dimanche soir dans les Pyrénées-Orientales.

"Je ne souhaite plus participer, ça ne correspond pas à la belle image du comité Miss France et à ses valeurs d'humanisme", explique de son côté Julien Brugel, l'un des membres du jury. "Cela doit rester une fête et ça ne le sera pas. Cette manifestation aurait dû être reportée ou annulée".

Deux attitudes très différentes après la disparition d'Allison Benitez et de sa mère, Marie-Josée, depuis le 14 juillet. La première comptait justement se présenter à l'élection et avait participé aux premiers préparatifs.

"Regardez Koh-Lanta: il y a eu des suicides et pourtant ils refont Koh-Lanta", avait lancé Thierry Mazars, délégué de la société Miss France pour le Languedoc et le Roussillon, pour justifier le maintien de la manifestation.

La piste criminelle privilégiée

L'enquête, elle, se poursuit. On privilégie désormais clairement la piste criminelle. Y compris pour la disparition d'une ancienne maîtresse du père, en novembre 2004 à Nîmes. Après la découverte de similitudes entre les deux affaires, les parquets des deux villes ont ouvert chacun une enquête, non plus pour recherche des causes de la disparition mais enlèvement et séquestration, a-t-on appris de source judiciaire.

L'affaire a été relancée par la découverte que le légionnaire, qui s'est pendu lundi après avoir clamé son innocence dans la disparition de son épouse et sa fille, avait déjà été entendu en 2004 pour celle d'une compagne.

Une information judiciaire avait alors été ouverte pour recherche des causes de la disparition de Simone de Oliveira Alves en 2004, avant d'être arrêtée trois ans plus tard.

Comme lors de la disparition, en juillet, de sa femme Marie-Josée et de sa fille Allison, Francisco Benitez était la dernière personne à avoir vu cette Brésilienne, mère de trois enfants, qui, selon le témoignage d'une de ses soeurs, ignorait qu'il était marié et père de famille.

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