Vous pouvez désormais refuser le prélèvement d'organes sur internet. Les inscriptions en ligne sur le Registre national des refus sont possibles dès ce lundi.

Faire connaitre ses volontés en matière de dons d'organes est maintenant possible
Faire connaitre ses volontés en matière de dons d'organes est maintenant possible © AFP / Mahmoud ZAYYAT

Depuis le 1er janvier, les règles pour le don d'organes ont évolué : d'un côté, le principe du "consentement présumé" a été renforcé. De l'autre, il va être plus facile, pour les personnes qui sont opposées au fait de donner leurs organes, de faire connaître leur volonté. Elles peuvent maintenant inscrire leur refus, dès l'âge de 13 ans, sur un site dédié : le Registre national des refus.

Objectif : augmenter le nombre de dons

20 000 personnes en France sont en attente de greffe. Un peu moins de 6 000 ont pu être réalisées en 2015 qui pourtant était une "bonne" année. Les donneurs potentiels, de jeunes accidentés de la route par exemple, n'ont presque jamais précisé à leurs proches quelles étaient leurs intentions. La loi santé va mieux faire connaitre et multiplier les moyens par lesquels on peut faire connaitre son choix : via un courrier auprès de l'Agence de biomédecine qui coordonne les dons d'organes, en en parlant à ses proches, et en s'inscrivant, donc, sur le Registre national des refus.

Permettre aux médecins de ne plus avoir à demander l'avis des proches

La loi du consentement présumé existe depuis 40 ans. Si l'on n'a pas clairement exprimé son refus de donner, on est automatiquement considéré comme donneur. Mais sur le terrain, la loi n'est pas souvent appliquée et le personnel médical préfère demander à l'entourage du défunt. Il fallait donc clarifier les choses car dans un tiers des cas l'entourage refuse le prélèvement. Théoriquement, donc, quand les choix des uns et des autres seront mieux connus, on pourra prélever plus facilement, et on augmentera le nombre de greffons disponibles.

Une clarification que refuse pourtant le député Bernard Debré, également chirurgien. Au micro de Sarah Vildeuil, il explique ne pas imaginer aller à l'encontre de la volonté des familles.

Imaginez-vous un chirurgien comme moi en train de greffer et une famille dans le hall en train de crier "n'y touchez pas, n'y touchez pas !

Nous sommes tous donneurs d'organes présumés, sauf si nous nous inscrivons sur le registre national des refus
Nous sommes tous donneurs d'organes présumés, sauf si nous nous inscrivons sur le registre national des refus © Visactu
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