Le tribunal administratif de Toulouse annule la déclaration d'utilité publique du barrage de Sivens, dont le projet a été abandonné en 2015 à la suite de la mort d'un militant.

Hommage à Rémi Fraisse le 25 octobre 2015
Hommage à Rémi Fraisse le 25 octobre 2015 © Maxppp / EMILIE CAYRE

Le tribunal administratif de Toulouse a annulé la déclaration d'utilité publique du barrage de Sivens (Tarn), dont le projet a été abandonné en 2015 à la suite de la mort de l'opposant Rémi Fraisse.

C'est un énorme gâchis, a réagi Ben Lefetey, porte-parole du Collectif Testet, qui réunit de nombreux opposants. Ce projet était surdimensionné, inutile et illégal

L'État est de plus condamné à verser à plusieurs organisations d'opposants requérantes la somme globale de 3 750 euros.

Cécile Duflot a également réagi sur Twitter

Une décision qui complique le nouveau projet

L'annulation des arrêtés (utilité publique, défrichement et la dérogation espèces protégées) par le tribunal devrait compliquer la mise en place du nouveau projet de barrage, allégé mais situé quasiment au même endroit.

Après l'abandon du projet décidé par la ministre de l'environnement Ségolène Royal, les autorités locales voulaient en effet se baser sur la déclaration d'utilité publique  de l'ancien barrage pour ériger le nouveau. Son annulation l'obligera à "repartir de zéro".

Le nouveau projet est lui aussi combattu par les opposants au barrage initial, qui estiment que des moyens alternatifs existent pour alimenter en eaux les terres agricoles alentour.

La zone humide est actuellement saccagée, ravinée par l'eau de ruissellement des pluies. Les opposants réclament la remise en état du lieu.

S'ils passent à nouveau en force, on sera là pour s'opposer. Il y aura à nouveau des zadistes, a averti Ben Lefetey.

Le site de Sivens a  été occupé pendant plus d'un an par de nombreux zadistes opposés à la construction, avant d'être évacué par les forces de l'ordre en mars 2015.

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