Le Tour est un spectacle, qui se joue aussi sur le bord de la route.

1923, des canotiers

Je me souviens du supplice que m'ont fait endurer mes "amis" avec leurs cris, leurs coups, leur enthousiasme débordant, leurs visages crispés par l'anxiété. Que de fois j'ai prié le Seigneur de me garder de mes amis !Je me souviens de ces terribles amis mobiles, automobiles qui nous suivaient, nous harcelaient, nous précédaient, nous couvraient de poussière.

Ainsi parlait Henri Pélissier, vainqueur du 17e Tour de France en 1923.Des mots que cette photo prise à Saint-Cloud le 22 juillet 1923, lors de la dernière étape, illustre parfaitement. Une photo publiée dans l'Equipe et que vous pouvez - si vous passez à Paris - admirer en grand format sur les grilles du Jardin du Luxembourg.

Le peloton dans Saint-Cloud avant l'arrivée à Paris - 22 juillet 1923
Le peloton dans Saint-Cloud avant l'arrivée à Paris - 22 juillet 1923 © L'Equipe / L'Equipe

1939, des filles

On dit qu' la route est belleElle est longue surtoutEt l' derrière sur la selleOn n'en voit jamais l' bout

En 1939, "Y'a des filles sur tous les chemins" résume en quelques mots la route du Tour.La musique est de Georges van Parys et les paroles de Jean Boyer.Albert Préjean, acteur et chanteur, l'interprète dans le film de Jean Stelli « Pour le maillot jaune » dans lequel il joue le cycliste en fin de course Albert Brejeon.

Le 15 mai nous vous faisions partager un extrait de ce film. En voici maintenant la chanson titre :

3 min

y'a des filles sur tous les chemins

1997, du piano

J’ai toujours été fasciné par ces chevaliers chevauchant les cols. On ne peut que remarquer la similitude qu’il y a à être assis devant un piano et sur un vélo. La selle, c’est le tabouret, le guidon le clavier. Avec ma morphologie, j’ai une position de cycliste quand je joue sur scène. C’est pour moi le symbole de la fuite du monde urbain.

François-René Duchable, Les Inrockuptibles

Le 14 juillet 1997, au col de Tourmalet, les spectateurs du Tour de France ont la surprise de voir un piano arriver par les airs.A l’occasion de la 9e étape (Pau-Loudenvielle), le pianiste renommé et fantasque François-René Duchable joue, sur la route du Tour et en haute montagne. Au programme de ce concert inattendu : des Valses de Chopin et – 14 juillet oblige – la Marseillaise.

2003, de la patience

Depuis sa 1e édition, les cyclistes pédalent sur des routes bordées de supporters. Plus ou moins selon les étapes, les années, la météo...Français et étrangers, petits et grands, boulanger ou cadre... tous réunis dans une même passion mais aussi une même attente. Parce que pour 20 minutes à voir défiler le peloton et la caravane, ce sont des heures d'attente et de patience sur le bord de la route qu'il leur faut endurer.

2003 le public du tour
2003 le public du tour © Radio France / Christophe Abramowitz

2007, des enfants

Troquer l’école pour le grand air. Les bancs de la classe pour les routes de France. Le maître ou la maîtresse pour les cadeaux et gadgets de la caravane. Le silence imposé pour les cris d’encouragements du public. Et, apothéose, voir défiler les héros à vélo… le Tour de France est évidemment une fête, un spectacle, une aventure adorée des enfants.

Comme l’illustre ce reportage diffusé le 8 juillet 2007 sur France Inter :

1 min

tdf fête populaire aimée des enfants

2010, des camping cars

Suivre et soutenir les coureurs (voire "son" coureur) du Tour a un coût : nuits d'hôtel, paquetage, ravitaillement... Une solution économique et conviviale : le camping car, qui réunit des adeptes de tous pays. Belges et Bretons, Américains et Toulousains, Anglais et Landais... tous se retrouvent et se croisent sur la route.

Le 14 juillet 2010, un reportage diffusé sur France Inter donne la parole aux camping caristes du Tour :

1 min

tdf camping car

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