Le niveau de tabagisme des adolescents est le plus bas jamais enregistré depuis vingt ans, rapporte l'Observatoire français des drogues et des toxicomanies. En 2017, 6 adolescents sur 10 disent avoir déjà essayé le tabac, soit une baisse de 18 points par rapport à l'an 2000. Même tendance pour le cannabis.

L'âge moyen de la première cigarette en France est de 14,4 ans.
L'âge moyen de la première cigarette en France est de 14,4 ans. © Maxppp / WOSTOK PRESS/ Benjamin Lemaire

L'enquête réalisée par l'Observatoire français des drogues et des toxicomanies (OFDT) sur 46 054 adolescents âgés de 17 ans, interrogés lors de leur journée de défense et de citoyenneté, est plutôt encourageante : les jeunes s'essayent moins au tabac ainsi qu'au cannabis. Même si les consommateurs réguliers restent nombreux.

Un quart des adolescents fument tous les jours

En 2017, près de six adolescents sur dix (59%) ont expérimenté le tabac. Un chiffre en baisse de 9 points par rapport au niveau de 2014, et d'un peu plus de 18 points par rapport à l'an 2000 (77,6%). Conjointement à cette baisse, les jeunes fument leur première cigarette un peu plus tard, de quatre mois, à 14,4 ans en moyenne, quelque soit le sexe. Le recul concerne également l'usage quotidien du tabac : 25 % des adolescents fument chaque jour, ils étaient un peu moins d'un tiers en 2014.

L'OFDT souligne également qu'un jeune de 17 ans sur deux a testé la cigarette électronique, sans forcément en devenir adepte.

39% des adolescents ont déjà fumé du cannabis, du jamais vu

C'est l'autre bonne nouvelle révélée par cette étude, les premiers usages de cannabis — qui interviennent en moyenne à 15,3 ans — n'ont jamais été aussi faibles depuis 2000. En 2017, quatre adolescents sur dix affirment avoir pris au moins une fois du cannabis au cours de leur vie, soit 9 points de moins qu'en 2014, date de la dernière étude. C'est un recul qui s'observe tant chez les filles que chez les garçons, même si ces derniers sont plus nombreux à fumer régulièrement (9,7% contre 4,5%). La plupart des fumeurs disent profiter de dons ou de consommations partagées entre amis. Seul point noir : un usager sur quatre présenterait un risque de dépendance à cette drogue, soit 60 000 jeunes âgés de 17 ans si l'on rapporte ce pourcentage à la population.

La baisse des substances psychoactives est générale selon le rapport.
La baisse des substances psychoactives est générale selon le rapport. / OFDT

Les écrans, parades contre les drogues ?

L'OFDT juge "complexe" l'explication de ces différents reculs. Le rapport pointe un changement des modes de vie des nouvelles générations,  qui pousserait les jeunes à délaisser les substances psychoactives "au profit du temps passé devant les écrans". 

Les messages de prévention semblent également avoir un impact sur les jeunes puisque pendant leurs entretiens, les interrogés ont mis en avant "la forte dégradation de l'image du tabac et, dans une moindre mesure, de l'alcool".

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