Les tampons sans taxe
Les tampons sans taxe © MaxPPP/AltoPress/Michèle Constantini

L'Assemblée nationale a voté vendredi la réduction à 5,5%, (20% actuellement) du taux de TVA appliqué aux protections hygiéniques féminines. Un taux adopté par les Sénateurs mais que les députés avaient refusé dans un premier temps, provoquant un tollé et de vifs échanges durant l'automne entre Bercy et des associations féministes.

Le vote de ce vendredi s'inscrit dans le cadre de l'examen en nouvelle lecture du projet de budget 2016. Le ministère des Finances, qui s'était prononcé contre ce projet de réduction de TVA lors de l'examen du texte en première lecture, "respectera le choix du Parlement même s'il ne partage pas sa position" en espérant voir tout de même une baisse des prix accompagner celle de la TVA.

Interrogé sur France Inter, Manuel Valls a parlé d' "une mesure de bon sens". "Nous avons trouvé l'argent pour financer cette mesure", a-t-il ajouté. Le coût pour le budget de l'État a été estimé à environ 55 millions d'euros annuels.

Le collectif, qui avait lancé une pétition sur change.org et organisé un rassemblement à Paris le 11 novembre, espère que la baisse de la TVA sera bien répercutée sur les prix. Gaëlle Couraud du collectif "Georgette Sand" à l'origine de cette revendication expliquequ'un observatoire sera mis en place précisément pour l'éviter

Une baisse similaire a déjà été mise en oeuvre dans d'autres États membres de l'Union européenne (Royaume-Uni, Irlande, Espagne et Pays-Bas). Le gouvernement britannique, qui a fait le choixx de la taxe la plus basse autorisée par les règles européennes, soit 5%, a même annoncé mercredi qu'il allait redistribuer les recettes de la "taxe tampon" à des associations caritatives œuvrant en faveur des femmes, et notamment contre les violences domestiques, tant qu'il ne'obtiendra pas de ne plus taxer du tout les produits d'hygiène intime.

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