Les derniers dossiers anti terroristes en France montrent à quel point les messages de réseau Telegram ne sont en réalité pas ultra protégés des enquêtes policières classiques.

L'application Telegram est utilisée par des milliers de personnes dont des djihadistes, qui y échangent des messages basés sur l'envie de commettre des attentats
L'application Telegram est utilisée par des milliers de personnes dont des djihadistes, qui y échangent des messages basés sur l'envie de commettre des attentats © Maxppp / Jean-François Frey

C'est l'application préférée des djihadistes, le réseau Telegram. Un réseau social tout ce qu'il y a de plus classique, mais qui permet à des milliers de personnes de lire et d'échanger des propos basés sur l'envie de commettre des attentats.

A titre d'exemple, les deux jeunes femmes arrêtées ces dernières semaines à Clermont-Ferrand et en Seine et Marne utilisaient des plateformes du réseau Telegram, où l'on retrouve à chaque fois 200 personnes maximum. "Très radicalisée", la jeune fille originaire de Seine-et-Marne était administratrice d'un groupe sur Telegram, où lors de conversations "elle a relayé de nombreux messages de propagande du groupe Etat islamique, a relayé des appels à la commission d'un attentat et a également exprimé son intention de passer à l'acte", a précisé une source proche de l'enquête.

Nul besoin de casser une clé de chiffrement pour accéder au contenu

Les enquêteurs sont remontés jusqu'à l'adolescente, qui n'a pas d'antécédent judiciaire, après avoir repéré un message "très inquiétant" posté au sein de ce groupe sur Telegram, a indiqué cette source. Mais de source policière, on confirme que les messages n'étaient pas protégés et qu'il n'y a pas eu besoin de casser une clé de chiffrement avec de puissants ordinateurs.

► ► ► Les explications de Jean-Marc Manach, spécialiste en surveillance sur Internet

Le réseau Telegram, comme beaucoup d'autres sociétés informatiques, propose pourtant de chiffrer des conversations, grâce à des documents avec autodestruction au bout d'un temps très court par exemple. Très utile pour se protéger de l'espionnage, mais pas pour la propagande terroriste ou encore le besoin d'embrigader.