Le premier téléphérique urbain ouvre ce week-end à Brest. En Île-de-France, plusieurs projets sont à l'étude. Effet de mode ou vrai nouveau mode de transport ?

Le téléphérique de Brest ouvrira dans quelques semaines
Le téléphérique de Brest ouvrira dans quelques semaines © Maxppp / Nicolas Ollier

C’est le nouveau moyen de transport que vous verrez sûrement débarquer dans les villes grandes et moyennes d’ici quelques années : le téléphérique urbain. Ce mode de transport qui repose sur des cabines accrochées à un câble au-dessus du sol est de plus en plus prisé par les villes.

Pourquoi en parle-t-on maintenant ? Parce qu’avant, il n’était tout simplement pas possible de construire un téléphérique en milieu urbain sans exproprier tous les habitants qui se situaient sous le tracé des cabines. Ces textes, datant des années 1940, avaient annulé tout l’intérêt d’un transport aérien. Il a fallu attendre une ordonnance de novembre 2015 pour lever cette obligation d’expropriation des habitants vivant sous un téléphérique - tout en assurant des garanties.

Quels avantages ? Plus léger et moins coûteux à installer qu’une ligne de tramway, un téléphérique est aussi un moyen rapide de relier deux points éloignés ou séparés par un obstacle, comme un fleuve par exemple - ce sera le cas à Brest et Toulouse. Et la preuve de l’attrait pour le téléphérique, c'est que l'un des fabricants français, Poma, a investi en début d'année 20 millions d'euros dans ses usines.

Grenoble : ils l’ont fait… dans les années 30

Le premier téléphérique urbain date d’avant l’obligation d’expropriation que nous venons d’évoquer : il a été construit en 1934. Il relie la ville au site touristique de la Bastille. Depuis 1976, il transporte des “bulles” qui peuvent chacune accueillir six personnes. Mais ce n’est pas à proprement parler un transport urbain, car il n’est pas pleinement intégré au réseau de transports de la ville.

Brest : le premier d’une série

Les deux cabines du téléphérique urbain de Brest vont et viennent déjà au-dessus du fleuve Penfeld qui traverse la ville. Ces nacelles, qui ont la particularité de faire le chemin l’une au-dessus de l’autre (et pas à côté), seront mises en service ce week-end. Elles permettront de faire un trajet de 320 mètres en trois minutes, chacune véhiculant 60 passagers.

Ils en rêvent : Toulouse, l’Île-de-France… et Paris ?

L’Île-de-France pourrait à son tour voir des téléphériques pointer le bout de leur nez. Dès 2018, le Val-de-Marne pourrait lancer les travaux du Téléval, qui relierait le terminus de la ligne 8 du métro, à Créteil, à Villeneuve-Saint-Georges, en desservant plusieurs communes.

En tout, 13 projets sont à l’étude dans toute l’Île-de-France, dont un qui relierait les gares d’Austerlitz et de Lyon, en traversant la Seine.

Parmi les autres projets les plus avancés, un “aérotram” toulousain qui reliera plusieurs sites médicaux, dont le CHU, en une dizaine de minutes à peine (contre 45 minutes par la route). Selon le gestionnaire du réseau toulousain, Tisséo, 14,3% des automobilistes pourraient troquer leur voiture pour ce mode de transport.

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