Quelques 2 000 horaires changent, cela concerne 3 000 trains et des milliers d'agents de la SNCF. Une mise en musique extrêmement complexe.

Le Centre de veille national de la SNCF à Paris
Le Centre de veille national de la SNCF à Paris © AFP / ERIC PIERMONT

Parallèlement à l'ouverture de deux lignes à grande vitesse dans l'ouest de la France, les usagers comme les personnels de la SNCF vont devoir s'habituer à des nouveaux horaires.

Trois questions à Serge Michel, directeur du projet Atlantique 2017 pour SNCF Réseaux.

Qu'implique la mise en place de ces nouveaux horaires ?

Il a fallu 5 ans de travail en parallèle de la construction physique des liaisons à grande vitesse. La mise en place des lignes Le Mans-Rennes et Tours Bordeaux a des conséquences sur tout le réseau ferroviaire. De Saint-Malo à Bayonne en passant par Hendaye et Toulouse, les trains de fret, les intercités, Corail et TER, voient leur trajets modifiés en temps. Car ils sont tous, d'une manière plus ou moins directes, connectés à ces nouveaux TGV.

Est-ce un défi technique ou humain ?

Serge Michel : Le défi à partir de maintenant est autant humain que technique. Pour les agents c'est la grande bascule.Les nouveaux horaires sont en place depuis le printemps dernier, au moment de leur mise en vente. Des répétitions partielles pour la mise en place des machines, leur circulation des voies aux garages ont pu être faites, mais le vrai test commence maintenant. 40 000 agents sont concernés. Certains changent d'habitude ou de parcours. Il nous faut rester humble, car demain si un arbre tombe sur une voie, ce sont la gestion de l'incident sera différente par rapport à hier.

Y a -t-il eu des précédents dans ce genre de changement ?

Serge Michel : Il n'y a jamais eu de changement aussi massif, tous les PC de contrôle de la SNCF seront aux aguets pour vérifier que cette grande partition sera parfaitement jouée par tous les instrumentistes d'un orchestre qui jusqu'ici n'a jamais été réuni.

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