Thierry Dol, heureux de retrouver sa famille le 30 octobre 2013
Thierry Dol, heureux de retrouver sa famille le 30 octobre 2013 © MaxPPP

Un ancien otage au Niger et salarié d’Areva va porter plainte contre l’entreprise et l’État français pour "mise en danger de la vie d’autrui" et "non-assistance à personne en danger". En intentant cette action, Thierry Dol espère obtenir plus d’informations sur les conditions de son enlèvement et de sa libération.

L’ex-otage a été détenu de l’organisation Al Qaïda au Maghreb Islamique sur un site minier du Niger entre 2010 et 2013. Libéré depuis maintenant deux ans, Thierry Dol se pose des questions sur les conditions qui ont entraîné son enlèvement puis sa libération.

D’abord, le salarié de la multinationale se demande pourquoi elle n’a pas procédé à l’évacuation du site. L’entreprise était, apparemment, au courant d’une menace sérieuse.

Thierry Dol, ex-otage :

Je veux que toute la lumière soit faite.

Besoin de savoir

Thierry Dol a besoin de connaître les conditions de sa libération, notamment s’il y a eu rançon, si oui de quel montant et par quels intermédiaires. L’État français quant à lui, dément avoir versé la moindre rançon pour résoudre les prises d’otages à l’étranger.

Une indemnisation insuffisante

Le fond de garantie des victimes d’actes de terrorisme et d’autres infractions a accepté de verser à Thierry Dol une indemnisationde 26 € par jour de détention.

Les otages de Jolo, enlevés pendant trois mois en 2000, ont obtenu une décision de justice leur octroyant une somme nettement supérieure. Avons-nous moins souffert qu'eux ?

Sept personnes qui travaillaient pour Areva avaient été capturées en septembre 2010, trois d’entre elles avaient été libérées dès le mois de février 2011.

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