Le quartier de la Goute d'Or bouclé ce jeudi
Le quartier de la Goute d'Or bouclé ce jeudi © MaxPPP / Sebastien Muylaert

Un homme porteur d'une ceinture d'explosifs factice et d'une arme blanche a été abattu à Paris par des policiers alors qu'il tentait de pénétrer dans un commissariat, un an jour pour jour après la tuerie de Charlie Hebdo. L'agresseur, qui a crié "Allahou Akbar", portait sur lui un papier sur lequel figurent le drapeau de Daech et une revendication manuscrite non équivoque en langue arabe. L'homme serait un marocain d'une vingtaine d'années déja connu des services de police mais inconnu des services de renseignement.

On sait que l'homme serait âgé de 21 ans mais l'identité n'a pas encore été dévoilée officiellement pour laisser le temps à l'enquête d'avancer. Ses empreintes ont fait remonter les enquêteurs à un jeune homme interpellé par les gendarmes en 2013 à Sainte Maxime, pour un vol en réunion. D'origine marocaine, il présentait alors des papiers, mais on n’est pas sûr que ce soient les vrai. C'est ce que le parquet antiterroriste de Paris et la brigade criminelle tentent de confirmer. Si c'était le cas, l'identité homme n'apparaitrait pas en tout cas dans les fichiers des services de renseignement.

Une attaque intervenue peu après midi

L'homme est arrrivé devant un commissariat de la Goutte d'Or, dans le 18e en tenant un hachoir à la main. Les policiers en faction lui ont alors demandé de s'arreter. Il a continué d'avancer en criant Allah Akbar", les deux agents qui gardaient l'entrée du commissariat ont alors ouvert le feu à six reprises. Il s'est effondré sur le dos, les bras en croix. Il a fallu amener un robot du déminage pour confirmer que son gilet qui présentait l'apparence d'un gilet de kamikaze avec explosif, était bien factice.

L'auteur de cette attaque avortée portait sur un papier sur lequel figurait le drapeau du groupe djihadiste Etat islamique ainsi qu'une revendication écrite. Un mot qui évoque "des actes pour venger les morts en Syrie". C'est ce qu'a indiqué conformé le procureur ed Paris François Molins. L'enquête est en tout cas confiée pour l'instant à la section anti-terroriste du parquet de Paris.

L'homme n'avait a priori "aucun lien avec la radicalisation violente", a déclaré la ministre de la Justice, Christiane Taubira. Selon la garde des Sceaux, l'enquête ne permet pas encore d'arriver à des conclusions mais il pourrait s'agir de l'acte d'un déséquilibré.

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