L’Institut universitaire du cancer de Toulouse a été relancé aujourd’hui par Marisol Touraine, la ministre de la Santé et de Geneviève Fioraso ministre de la Recherche.

Cet institut est au coeur du dispositif de l'Oncopole, un ambitieux projet de lutte contre le cancer qui va regrouper plusieurs centres de recherche, un hôpital et la formation sur un seul et même site, celui de l'ancienne usine AZF dévastée par une explosion le 21 septembre 2001.

"Ce projet s'était enlisé. Nous nous sommes attachées depuis un an à ce qu'il retrouve des perspectives", a expliqué Marisol Touraine à l'issue de la visite du chantier. "C'est un beau symbole que de transformer une histoire de souffrance en projet pour la vie, un projet de lutte contre la maladie", a-t-elle dit.

Lancé en 2004 par Philippe-Douste-Blazy, alors ministre de la Santé, le projet était enlisé depuis plus d'un an, faute d'indication claire sur la gouvernance du futur institut mais aussi en raison d'une certaine défiance entre praticiens de l'hôpital public et leurs homologues du privé, appelés à travailler ensemble.

Un rapport interministériel préconise une simplification drastique de la gouvernance et vient clarifier la répartition des taches ou le statut des personnels qui y collaboreront.

Cet institut sera réparti sur trois sites: ceux, déjà existants, des hôpitaux Rangueil et Purpan, et le troisième, presque achevé, sur le vaste terrain de l'Oncopole.

Le nouvel hôpital, exclusivement dédié à la lutte contre le cancer, n'est séparé que d'une passerelle d'un centre de recherche regroupant notamment des équipes de l'Inserm, dans le but de développer les échanges entre soignants et chercheurs.

L’oncopole comprend également des centres de recherche des laboratoires pharmaceutiques Pierre Fabre et Sanofi, deux autres piliers du projet.

A Toulouse, les explications de Stéphane Iglésis

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