Le gouvernement prend 12 engagements contre le harcèlement des femmes.
Le gouvernement prend 12 engagements contre le harcèlement des femmes. © Alto Press/MaxPPP

Le gouvernement présente ce jeudi un plan national de lutte contre les violences sexistes dans les bus, les métros et les trains. En avril, un rapport (consultable ici) affirmait que 100% des femmes avaient déjà été victimes de harcèlement dans les transports.

Ce plan est le fruit de six mois de concertation entre plusieurs acteurs, dont les ministères du transport, des droits des femmes, la RATP ou encore la SNCF. Trois axes ont été développés : un volet prévention, de meilleurs outils pour réagir face à une agression, et une réflexion sur l'accompagnement des victimes.

Des outils pour signaler une agression

Le gouvernement prend ainsi 12 engagements. D'abord, il va identifier les sites qui génèrent de l'insécurité. La SNCF a même déjà commencé en organisant des marches avec des groupes de femmes. Ensuite, une campagne de sensibilisation commencera à l'automne avec affichage. De quoi rappeler aux usagers la loi et les méthodes pour intervenir en cas d'agression.

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Si vous assistez à une situation de harcèlement, le plan vous donne justement des outils. Un numéro de téléphone : le 3117 pour obtenir de l'aide sur le réseau SNCF. Côté numérique, vous pouvez faire un signalement sur les réseaux sociaux. Et une application avec géolocalisation devrait bientôt voir le jour.

"L'arrêt à la demande" expérimenté à Nantes

Ce plan prévoit aussi la formation du personnel des transporteurs au problème du harcèlement. Les équipes devront aussi être mixtes. En revanche, le plan rejette l'idée de transports réservés aux femmes. Pas d'augmentation des moyens humains non plus pour assurer la sécurité dans les bus ou le métro.

Enfin, une expérimentation sera menée à Nantes : des bus testeront l'arrêt à la demande à partir d'une certaine heure de la nuit. Les femmes seules pourront ainsi descendre n'importe où sur la ligne et se rapprocher encore plus de leur destination. Ce service existe déjà au Canada et pourrait être généralisé en France.

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