Dans une note adressée dimanche aux professionnels du secteur, la Direction générale de la Santé prend de nouvelles mesures pour tenter d'enrayer la progression des variants du coronavirus, britannique mais aussi sud-africain et brésilien.

Une note de la DGS signée par son directeur Jérôme Salomon détaille les nouvelles mesures à mettre en place pour faire face aux variants brésilien et sud-africain du coronavirus.
Une note de la DGS signée par son directeur Jérôme Salomon détaille les nouvelles mesures à mettre en place pour faire face aux variants brésilien et sud-africain du coronavirus. © Maxppp / IP3 PRESS

Renforcer les protocoles de tests et de suivi des malades et de leurs cas contacts, c'est l'objet de la note envoyée dimanche par la Direction générale de la Santé (DGS) signée par son directeur Jérôme Salomon, à l'attention de tous les professionnels de santé. Face à l'arrivée des nouveaux variants du coronavirus SARS-CoV2, les autorités sanitaires décident de renforcer les mesures de contrôle. Si le variant britannique est désormais bien connu, les autorités sanitaires manquent encore de recul sur la circulation des variants brésilien et sud-africain. Ce sont ces deux derniers qui sont particulièrement visés par ces nouvelles mesures.

Tous les tests positifs passés au crible

"Une PCR de criblage doit (...) être obligatoirement réalisée pour l'ensemble des patients testés positifs, qu'ils aient été dépistés par un test RT-PCR ou par un test antigénique." Pour déterminer qui est porteur d'un variant, la DGS demande à ce que tous les tests positifs, qu'ils soient antigéniques ou PCR, soient envoyés pour "criblage" : les tests sont analysés et on sait pour chacun si le porteur est infecté par un des variants, britannique, brésilien ou sud-africain. Ce criblage doit être fait "dans un délai inférieur à 36h" précise la DGS, pour garantir l'efficacité du traçage des cas contacts réalisé par l'assurance maladie, qui est informée pour chaque cas s'il s'agit d'un variant ou non.

L'isolement passe de 7 à 10 jours selon les cas

"La durée d'isolement est allongée à 10 jours" pour les porteurs du variant brésilien ou sud-africain indique la DGS, contre 7 jours pour les autres. La DGS précise également que pour que l'isolement soit levé au bout de 10 jours, le patient doit obligatoirement présenter un test négatif.  Si le test revient positif, l'isolement est prolongé d'une semaine.

La DGS affirme également que des solutions d'isolement peuvent être offertes aux porteurs d'un variant qui en ont besoin : "Les personnes dont la situation personnelle laisse présager un fort risque de propagation (personnes vivant en famille, notamment avec des proches à risque, etc.) se voient systématiquement proposer une offre spécifique d’hébergement via les cellules territoriales d'appui à l'isolement."

L'accompagnement des cas contacts renforcés

Pour casser au plus vite une chaine de contamination liée à un variant, la DGS veut aller plus vite et plus fort dans l'accompagnement des cas contacts. Les cas contacts à risque d'un porteur du variant brésilien ou sud-africain "se verront proposer un test RT-PCR" le jour-même de leur identification. "Par ailleurs, une attention tout particulière sera portée à la réalisation d'un test RT-PCR à J+7 par les personnes contacts", précise la DGS. Autrement dit, même si un cas contact est testé négatif, il doit réaliser un nouveau test PCR une semaine plus tard.

Enfin, la DGS indique qu'il est demandé à ces personnes de prévenir celles avec qui elles ont elles-mêmes été en contact par précaution. Et les autorités sanitaires de faire des recommandations à ces "cas contacts de cas contacts" : renforcer les gestes barrières, télétravailler quand c'est possible, réduire ses contacts sociaux dans la semaine qui suit et se faire tester au premier symptôme.

Le protocole sanitaire renforcé dans les écoles

Dans les établissements scolaires aussi, les règles évoluent. Si un seul enfant est testé positif au variant sud-africain ou brésilien, la classe est automatique fermée. Même chose si un enfant est cas-contact d'un membre de son foyer, porteur d'un de ses variants. Le même principe s'applique aux professeurs.