le gouvernement tente d'amadouer les centres équestres
le gouvernement tente d'amadouer les centres équestres © reuters

A Paris, Strasbourg ou au Mont Saint-Michel, les représentants de la filière équestre ont organisé des lâchers de ballons pour manifester contre la hausse de la TVA à 20% dès le 1er janvier.

Il est 13h05 quand des dizaines de ballons, certains en forme de cheval, s’envolent dans le ciel gris. Une cinquantaine de camion servant habituellement à transporter les chevaux a pris place devant le ministère de l’Economie à Bercy, protégé par un important dispositif policier. Ils sont une centaine de dirigeants de toute la France, Auvergne, Bourgogne, ou Limousin, à avoir fait le déplacement.

Gilles Barré, des écuries des Nauds dans l’Eure-et-Loir, lance :

C'est la mort du petit cheval !

Dans le groupe de manifestants, certains brandissent des pancartes « Non à l’équitaxe ! » ou « 80 000 chevaux en sursis », en référence aux chevaux qui risquent d’être euthanasiés si les clubs équestres font faillite.

Selon François Lucas, président du comité régional d'équitation d'Ile-de-France,

Aujourd'hui, la rentabilité d'un centre équestre est de 7% et si l'on passe la TVA de 7 à 20 %, c'est la faillite et la fermeture garantie des établissements, au moins 2 000 sur les quelque 10 000 que compte la France, sans compter l'impact très lourd sur toutes les professions annexes comme vétérinaire, agriculteur, maréchal-ferrant.

A Strasbourg, les dizaines de représentants venus d’Alsace, de Lorraine, de Champagne-Ardenne, ou encore de Rhône-Alpes et de PACA sont réunis devant le Parlement européen.

> Le reportage de Clément Lacaton

Le bâtiment quasi-vide en absence d’assemblée plénière, un fonctionnaire s’est vu remettre un document de revendication. Alain Bouchon, gérant d’un centre équestre dans le Doubs, et délégué régional du syndicat national des entreprises du tourisme équestre, explique :

L'Europe doit se rendre compte que le système équestre français est original [...] : il a réussi à rendre l'équitation accessible à tous et c'est ça qui est menacé.

A la même heure au Mont Saint-Michel, ils sont environ 120 manifestants accompagnés de chevaux et poneys pour lâcher dans le vent 200 à 300 ballons. Le choix du lieu n’est pas anodin. Cet été, le Mont Saint-Michel sera en arrière plan d'une des premières épreuves des Jeux Equestres Mondiaux : l'épreuve d'endurance sur 160 km.

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