pieds de bébé
pieds de bébé © CC Etolane

Plusieurs centaines d'enfants sont victimes chaque année du syndrome du bébé secoué, un acte de maltraitance qui a des conséquences graves : décès ou lourdes séquelles. Un colloque international se tient lundi à Paris pour diffuser des informations, car c'est une forme encore mal connue de maltraitance et pourtant un problème de santé publique.

L'origine est toujours l'exaspération due à des pleurs répétés de l'enfant, mais secouer un bébé est une forme sévère de maltraitance : entre 10 et 40% des enfants en décèderont, les autres garderont des séquelles, d'autant qu'il y a fréquemment récidives. Dans plus de la moitié des cas.

Après de violents secouements, le bébé peut perdre connaissance. C’est ce qui est arrivé à Alice, la fille de Jean-Pierre, gardée par une nourrice, elle avait alors 11 mois.

Jean-Pierre :

On a retrouvé notre enfant à l’hôpital dans un état critique. L’enfant avait subi un traumatisme crânien. Elle avait un hématome au niveau du cerveau. Les médecins ont tout de suite pensé au syndrome du bébé secoué. Nous on ne savait pas ce que c’était. En fait, le mari de la nourrice secouait le bébé à chaque fois qu’elle pleurait, le bébé l’empêchait de regarder les matches de foot.

Alice avait alors perdu la vue, la parole. Treize ans après, elle voit et parle, mais reste très lourdement handicapée.

Jean-Pierre :

Elle a une hémiplégie au coté droit, elle a un retard intellectuel et une aussi des problèmes au niveau de langage. Il y en a encore qui ne savent pas qu’il ne fait jamais secouer un enfant.

Pour prévenir cet acte de violence, les médecins conseillent, si le bébé n'a pas de signe de maladie, de le coucher sur le dos et de quitter la pièce. Ce sera moins dangereux pour lui que de rester dans les bras d'un adulte exaspéré.

►►► POUR EN SAVOIR PLUS |Le téléphone sonne sur le syndrome du bébé secoué

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