350 migrants africains étaient installés boulevard de la Chapelle à Paris.
350 migrants africains étaient installés boulevard de la Chapelle à Paris. © PhotoPQR/Le Parisien

Une opération de police a eu lieu ce mardi matin pour évacuer un camp de 350 migrants africains installé depuis plusieurs mois sous le pont du métro aérien boulevard de La Chapelle à Paris.

Les forces de l'ordre sont intervenues pour démanteler les tentes et évacuer leurs occupants, pour l'essentiel des Érythréens et des Soudanais. Invitée sur France Info, la ministre des Affaires sociales et de la Santé, Marisol Touraine, a justifié cette opération par des raisons sanitaires :

Les campements sont des lieux qui, en termes d'épidémies, en termes sanitaires, sont toujours des risques, d'abord pour ceux qui y habitent. Donc le démantèlement de ce camp répond aussi à une exigence en termes sanitaires.

Et la ministre d'ajouter : "Il faut évidemment (...) veiller à ce que chacun de ceux qui étaient là soient relogés rapidement dans de bonnes conditions". La préfecture de police de Paris avait publié samedi un arrêté donnant 48 heures aux migrants pour quitter les lieux. Les autorités sanitaires avaient évoqué des risques de dysenterie et des cas de gale.

Notre reporter Aurélien Colly était en direct du boulevard de La Chapelle dans le journal de 7h30

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Un camp de migrants évacué par la police à Paris

Ce campement existait depuis l'été dernier, mais c'est en avril dernier qu'il a brusquement grossi avec l'arrivée massive de migrants en provenance des côtes italiennes. Selon l'association France Terre d'Asile, 160 des 350 migrants peuvent demander l'asile.

La préfecture assure de son côté qu'elle fera des propositions d'hébergement individualisées, suite au démantelement du camp. 74 personnes (dont de nombreux mineurs) seront relogées temporairement dans des hôtels par la mairie de Paris.

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