Un outil pour permettre aux policiers ou aux secouristes de suivre à distance ce que voit l'animal. Utile notamment dans les missions de reconnaissance dans les catastrophes naturelles.

Le chien équipé d'un masque permettant de communiquer avec la police
Le chien équipé d'un masque permettant de communiquer avec la police © AFP / Christophe Archambaud

A Milipol, au parc des expositions de Villepinte (Seine-Saint-Denis), premier salon au monde des équipements de sécurité militaire et de sécurité intérieure police et gendarmerie, on croise "Fusil", l’une des stars du salon. 

"Fusil" est un berger allemand équipé d'un masque haute technologie à 33 000 euros pièce, composé d'une caméra grand-angle à l'avant, d'une autre à l'arrière et de haut-parleurs permettant de communiquer avec l'animal. 

Ce que voit le chien est filmé et les policiers peuvent suivre les images sur écran, à distance

Pour Thomas, son maître, ancien instructeur à la brigade cynophile du groupe d’intervention de la Gendarmerie nationale (GIGN)

Le masque ça n’a plus rien à voir avec des caméras embarquées sur le dos des chiens, ou installées sur leur collier.

Les concepteurs du masque, qui ont signé avec des forces spéciales, espèrent élargir leur clientèle dans le domaine de la sécurité civile, pour les repérages sur des lieux de catastrophe, là où des agents ne peuvent pas passer, y compris en montagne, lors d’avalanche, en version masque de ski, avec protection solaire.

La sécurité en France est devenue un enjeu économique majeur. Le marché a progressé de 4,2 % en France en 2016 et atteint désormais un chiffre d'affaires de plus de 26 milliards d'euros.

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