Avec "Libérez ma pilule", un collectif demande dans une lettre ouverte la délivrance d'une pilule contraceptive sans ordonnance pour faciliter l’accès à la contraception.

Le collectif "Libérez ma pilule" demande la mise sur le marché sans ordonnance de certaines pilules contraceptives
Le collectif "Libérez ma pilule" demande la mise sur le marché sans ordonnance de certaines pilules contraceptives © AFP / Citizenside / Thierry Thorel

Il n’est pas question d’aller chercher une pilule comme on achète une boîte de paracétamol. Pour acheter leur pilule sans ordonnance, les femmes devraient avant répondre à "un questionnaire, avec l’aide de leur pharmacien", explique dans sa lettre ouverte le collectif composé du Planning familial, de médecins et de diverses associations ou personnalités féministes.

Comme l’explique le collectif, le Collège américain des Gynécologues Obstétriciens a, dès 2012, "recommandé l’autorisation de vendre la pilule contraceptive sans ordonnance". Une recommandation qui est une réalité dans de nombreux pays : la Russie, la Turquie, le Portugal, la plupart des pays d’Amérique du Sud et quelques pays d’Afrique et d’Asie.

Mais le collectif s’étonne que ce ne soit toujours pas le cas en France : "Il est regrettable de constater qu’en France cette avancée pour le droit des femmes à disposer d’un accès facilité à la contraception est au point mort. (…) Il est temps désormais que les femmes françaises et européennes disposent des mêmes droits et de la même accessibilité au moyen de contraception de leur choix." Le collectif souligne également que cela permettrait aux femmes d'être plus autonomes quant à leur contraception. Caroline Rebhi, vice-présidente du Planning familial y voit elle "une avancée pour le droit des femmes" et la possibilité d'avoir accès à la pilule "partout sur le territoire" et donc y compris dans les zones de désertification médicale.

Quels sont les risques ?

La demande de "Libérez ma pilule" concerne uniquement la pilule progestative. C’est "celle qui présente le moins de risques et la moins chère", selon le Planning familial. La pilule progestative (ou micro-dosée) ne contient qu’une seule hormone en très faible quantité et peut être utilisée sans danger par la plupart des femmes, explique le site internet choisirsacontraception.fr. A contrario, les pilules de 3e et 4e génération peuvent comporter des contre-indications qui nécessitent d'être prescrites par un médecin ou une sage-femme. Le collectif rappelle également que les examens de suivi gynécologique des femmes ou de dépistage "n'ont rien à voir" avec la prescription d'une pilule contraceptive et chacun devrait donc pouvoir se faire indépendamment l'un de l'autre.

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