[scald=68265:sdl_editor_representation]PARIS (Reuters) - Le ministre français de l'Intérieur, Claude Guéant, a balayé dimanche les soupçons de complot contre Dominique Strauss-Kahn émis par un journaliste américain, et les hôtels Sofitel ont démenti certains éléments de cet article.

Le parti de Nicolas Sarkozy, l'UMP, est notamment visé par cet article de la New York Review of Books qui affirme que des données personnelles du patron du Fonds monétaire international, alors favori des sondages pour la présidentielle de 2012, étaient en sa possession.

"Tout ça, c'est du fantasme", a dit Claude Guéant sur Europe 1, précisant avoir lu l'article. "Si quelqu'un estime qu'il y a complot, il n'a qu'à déposer une plainte auprès de la justice et puis qu'on arrête avec les suppositions, les rumeurs."

Le secrétaire général de l'UMP, Jean-François Copé, a qualifié ces accusations de fantaisistes.

"Cette histoire est ridicule", a-t-il déclaré dimanche sur Radio J. "Cette thèse du complet est grotesque."

Les hôtels Sofitel (groupe Accor) ont répondu dimanche à des éléments précis figurant dans l'article.

"L'article paru dans 'New York Review of Books' affirme que deux employés de Sofitel auraient été filmés par les caméras de surveillance de l'hôtel, 'se réjouissant' pendant trois minutes. En réalité, ces faits ont duré 8 secondes (...) Les deux employés interrogés ont catégoriquement nié que cet échange ait quelque lien que ce soit avec Monsieur Strauss-Kahn", lit-on dans le communiqué.

"En ce qui concerne la Chambre 2820, l'historique informatique des chambres montre que le client de la chambre 2820 a procédé au règlement de sa chambre (check-out) à 11h36 et que la femme de ménage a fait le ménage de cette chambre immédiatement après. L'insinuation selon laquelle le client occupant la chambre 2820 serait impliqué dans l'incident est donc fausse et sans fondement", poursuit Sofitel.

Jean-Baptiste Vey

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