[scald=92815:sdl_editor_representation]PARIS (Reuters) - Le tribunal de Nanterre (Hauts-de-Seine) a contraint lundi la compagnie de croisières Costa à laisser trois mois aux victimes du naufrage du paquebot Costa Concordia pour étudier son offre d'indemnisation, rapporte lundi Le Figaro sur son site internet.

La société Costa a négocié avec plusieurs associations de consommateurs italiennes un accord prévoyant le versement de 11.000 euros pour chacun des passagers du navire, en échange d'un renoncement à toute action judiciaire.

Costa voulait contraindre les passagers à se prononcer sous six jours, mais le tribunal français a donné droit à un collectif de rescapés et une association de victimes qui demandaient une prolongation de ce délai, dit le Figaro.

"Ces victimes, dont le préjudice corporel et moral n'est pas encore consolidé, sont pour certaines encore marquées par la détresse morale provoquée par cette catastrophe maritime", dit le jugement cité par le site internet.

"Les victimes ne disposent pas encore des éléments nécessaires et suffisants pour apprécier la pertinence de l'offre qui leur est faite, tandis qu'un certain nombre d'entre elles sont confrontées à des difficultés financières", ajoute-t-il.

Une enquête préliminaire pénale a par ailleurs été ouverte à Paris pour déterminer d'éventuelles responsabilités pénales dans le naufrage.

Thierry Lévêque, édité par Patrick Vignal

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