Un demandeur d'asile tente de s'immoler par le feu devant la Cour nationale du Droit d'Asile, à Montreuil
Un demandeur d'asile tente de s'immoler par le feu devant la Cour nationale du Droit d'Asile, à Montreuil © Nicolas Mathias

Un demandeur d'asile s'est grièvement brûlé vendredi après-midi, après s'être aspergé d'essence dans le hall de la Cour nationale du droit d'asile à Montreuil, qui venait de mettre fin à ses espoirs d'obtenir le statut de réfugié en France..

Selon les premiers éléments de l'enquête, la victime, un homme âgé de 20 à 40 ans selon els témoins, serait un Tchadien, qui aurait transité par la Syrie avant d'arriver en France, a précisé une source policière.

Il est grièvement brûlé sur le haut du corps au cuir chevelu. Il a été héliporté vers un hôpital de la région parisienne. Son pronostic vital n'est pas engagé.

Vers 15H00, l'homme, muni d'une bouteille, s'est aspergé d'essence dans le hall de l'immeuble après avoir appris qu'il avait été débouté. En flammes, il s'est mis à courir. "La police l'a alors sorti du bâtiment", a raconté Me Gilles Picquois, un défenseur des demandeurs d’asile.

Béatrice Dugué s'est rendue sur place

La Cour nationale du droit d'asile offre aux demandeurs d'asile dont le dossier a été rejeté par l'Office français de protection des réfugiés et apatrides (Ofpra) l'une des toutes dernières chances d'obtenir le statut de réfugié car dans 18% des cas, elle a annulé la décision de l'Ofpra et accordé l'asile au requérant (près de 5.500 dossiers).

Le rejet d'un appel par la CNDA implique pour un étranger la fin de ses espoirs d'obtenir le statut de réfugié et une plus grande probabilité d'être expulsé du territoire.

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