Le gouvernement va aider financièrement les victimes de Dentexia, ces centres dentaires low cost qui se souciaient assez peu de l'hygiène et croulent désormais sous les plaintes.

Un rassemblement du "Collectif des sans-dents contre Dentexia", place du Trocadéro à Paris
Un rassemblement du "Collectif des sans-dents contre Dentexia", place du Trocadéro à Paris © Maxppp / Thomas Padilla

Cinq mois après la liquidation de Dentexia qui a laissé sur le carreau des centaines de patients, endettés et avec des soins dentaires très lourds inachevés, le Ministère de la santé annonce un plan d'aide pour les victimes.

Mieux réglementer les centres dentaires

La ministre de la Santé Marisol Touraine promet une prise en charge financière des victimes par les pouvoirs publics, afin de leur permettre d'achever les soins. Par ailleurs, pour éviter un nouveau scandale de ce genre, la réglementation de ces centres dentaires qui se multiplient depuis quelques années sans être vraiment cadrés sera dorénavant plus stricte.

Le montant de l'aide publique aux victimes et ses conditions d'attribution seront précisés en septembre, mais déjà les victimes se félicitent de cette reconnaissance de leur préjudice.

Les centres dentaires Dentexia ont fait plus de 2 000 victimes

Ils sont environ 2500 victimes des centres de soins dentaires low cost Dentexia, qui ont fait faillite au mois de mars.

Dentexia proposait des devis pour des implants des bridges ou des couronnes deux fois moins chers qu'ailleurs. Ceux qui se sont laissés convaincre ont payé d'avance la totalité de la somme, certains d'entre eux se sont endettés pour plus de 20 000 euros. Mais aujourd'hui, les soins ne sont toujours pas terminés, et ils continuent de payer leurs dettes.

250 à 500 de ces victimes n'ont plus les moyens d'aller chez un dentiste pour qu'on achève ce qui avait été entamé. C'est à eux que la prise en charge financière de l'Etat s'adresse. L'enveloppe devrait être comprise entre 3 et 10 millions d'euros.

Les dentistes low cost agissent dans une relative opacité financière

Sous l'effet de la crise, dans un contexte où 38% des Français disent avoir renoncé à des soins dentaires faute de moyens, les centres dentaires low cost se multiplient. Ils seraient une quarantaine en France, mais sans contrôle, et donc dans une relative opacité, financière notamment.

Le collectif des victimes de Dentexia demande au gouvernement de proscrire le paiement intégral des soins avant même qu'ils soient réalisés. Le collectif dénonce aussi la complicité des sociétés de crédit, qui ont d'après lui bien profité de la situation.

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