Une équipe cynophile de la gendarmerie au lycée Follereau de Belfort
Une équipe cynophile de la gendarmerie au lycée Follereau de Belfort © MaxPPP

La police a arrêté un jeune homme âgé de 18 ans près de Dijon en Bourgogne. Il a été interpellé lundi dans l'enquête sur des appels anonymes menaçant des lycées parisiens au courant du mois de janvier.

Le jeune homme est transféré dans les locaux de la Sûreté territoriale de Paris, chargée de l'enquête sur les appels menaçants passés à des lycées parisiens.

"L'enquête cherche à établir s'il y a un lien entre les appels visant des lycées parisiens et les menaces contre des établissements de province, notamment à Lyon. Rien n'est exclu", explique-t-on du côté de la justice.

Au cours du mois de janvier, plusieurs lycées parisiens avaient reçu des appels anonymes. Ces alertes à la bombe avaient nécessité l'évacuation des élèves et avait été renouvelées trois fois en une semaine.

Premier suspect interpellé en lien avec ces fausses alertes

Il s’agit du premier suspect interpellé en lien avec ces fausses alertes. Cette arrestation a été rendue possible grâce aux investigations des cyberpoliciers de l'office central de lutte contre la cybercriminalité.

Le suspect tout juste majeur a le profil du surdoué de l'informatique, tendance hacker. Les enquêteurs ont retrouvé des images pédopornographiques et des plants de cannabis au domicile ou il vit avec son père. Ce dernier a donc également été arrêté. Les clés USB et l'ordinateur du jeune suspect devront maintenant être analysés afin de préciser les éventuels liens avec les fausses alertes à la bombe.

Un groupe appelé « Evacuation squad »

Le message de revendication proviendrait d'un groupe qui se fait appeler « Evacuation squad ». Il s’agit d’un groupe de hacker apparemment répartis aux quatre coins de la planète. Ce groupe affirme avoir lancé ses menaces dans les lycées afin de « provoquer le chaos. » On ignore si le jeune homme arrêté ce lundi est celui qui a enregistré les messages audio car les appels sont difficilement traçables. Difficile également pour le moment de faire le lien avec d'autres fausses alertes à la bombe dans des lycées et collèges de Lyon ou de Belfort.

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