Manifestant de Greenpeace suspendu sous la Tour Eiffel
Manifestant de Greenpeace suspendu sous la Tour Eiffel © Reuters

Deux heures suspendu à la Tour Eiffel. C'est ainsi qu'un militant de Greenpeace a choisi samedi 26 octobre au matin, de réclamer la libération de 28 membres de l'organisation et de deux journalistes indépendants, détenus en Russie. L'homme s'était installé dans une tente rouge attachée par un câble au deuxième étage du monument historique.

Il a déployé une banderole sur laquelle on pouvait lire "Free the Arctic 30" ("Libérez les 30 de l'Arctique") et "Militants en prison, climat en danger". Vers 11 heures, les pompiers sont intervenus pour le faire redescendre, et la Tour Eiffel a enfin pu ouvrir ses portes au public.Cette action spectaculaire intervient quatre jours avant le voyage du Premier ministre Jean-Marc Ayrault en Russie où il rencontrera le président Vladimir Poutine. Greenpeace lui demande d'intercéder en faveur des personnes emprisonnées, parmi lesquelles figurent un Français. Arrêtées en septembre après une action sur une plate-forme pétrolière de la compagnie russe Gazprom, dans l'Arctique, elles ont tout d'abord été inculpées d'acte de piraterie. Un délit passible d'une peine de 15 ans de prison. Elles sont désormais poursuivies pour vandalisme et risquent sept ans d'emprisonnement.

Le reportage de Denis Souilla au pied de la Tour Eiffel

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