Plus besoin de loupe pour identifier les allergènes.
Plus besoin de loupe pour identifier les allergènes. © BEP/La Voix du Nord

Éviter la crise d'allergie au restaurant, mieux connaître la composition des produits : les Européens mangent mieux informés à partir de ce samedi, grâce à une refonte des règles de l'étiquetage alimentaire.

Ce nouvel étiquetage, rendu obligatoire par la Commission européenne, part d'un bon sentiment, mais il risque aussi de transformer notre dejeuner ou notre passage au super marché en véritable jeu de piste ! Dans les restaurants d'abord : après l'origine des viandes et l'éventuelle utilisation de produits congelés, les restaurateurs vont devoir indiquer sur leurs cartes la présence detaillée dans les plats de 14 allergènes suspects, comme les arachides, le lait ou encore les noix. Ces mesures concerneront également les boulangers.

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Jeu de piste

Dans les magasins ensuite : au rayon poissonnerie, vous aurez de quoi lire sur les étiquettes, puisqu'il y aura le nom de l'espèce, le nom commercial, la zone de capture, la zone de pêche et même l'engin de pêche utilisé (ligne, filet, chalut) ! Des informations sans doute intéressantes, mais qui n'apporteront pas d'indications sur la qualité et la fraîcheur du produit.

Enfin, même chose pour la viande. Désormais, le pays d'origine sera indiqué sur les morceaux de toutes les viandes - c'est déjà le cas en France - en revanche, rien du côté de l'indication de l'origine de la viande utilisée dans les plats cuisinés. Ce qui aurait pourtant été de nature à rassurer les consommateurs après l'affaire des lasagnes à la viande de cheval. Sur ce point, la Commission européenne semble avoir cédé aux pressions des lobbies de l'agroalimentaire.

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