Joséphine Baker a deux amours, Sacha Guitry crée Désiré, le Front Populaire offre les congés payés... et pendant ce temps là sur le Tour...

1932 : les Suisses

Depuis 2 ans, le Tour se dispute par équipes nationales, même si les coureurs restent payés par des marques commerciales (de cycle principalement). Et en cette période de crise économique et de montée des nationalismes européens, le sentiment d’appartenance est un vrai ciment entre les forçats de la route. Quelles que soient leurs chances au classement, ils ne sont pas peu fiers de poser en tenue nationale.Ici, les Suisses, dont le chef de file Albert Buchi terminera 11ème. Deux Suisses seulement s’imposeront sur le Tour : Ferdi Kubler en 1950 et Hugo Koblet en 1951.

L'équipe Suisse du Tour en 1932
L'équipe Suisse du Tour en 1932 © Gallica BNF

1932 : pense à ta mère !

Même en 1932, les coureurs du Tour sont des professionnels aguerris.Les notions de préparation physique et de diététique, bien qu’un peu différentes de ce qu’elles sont aujourd’hui, existent déjà. Le dopage aussi d’ailleurs. Mais le public qui se presse a envie de croire aux vertus de courage et d’abnégation. D’où un répertoire musical parfois un peu caricatural.« Pense à ta mère » a été créée par Albert Préjean pour le Tour de cette année là.

1935 : le Petit Journal

Avant les retransmissions télévisées en direct, avant la radio pour tous, il n’y a guère que les actualités cinématographique et la presse (à l’origine de la création de la course) pour rendre compte des exploits des coureurs.Le journal parlé du Petit Parisien, ancêtre des radios d’information continue, reçoit au numéro« Provence 99 09 » jusqu’à 40.000 appels de plus par jour ! Et quotidiens et hebdomadaires augmentent leurs tirages pendant l’épreuve, à l’instar du très populaire « Petit illustré ».

1932 Le Petit Journal Illustré
1932 Le Petit Journal Illustré © Gallica BNF

1937 : Roger Lapébie

Le Tour 1937 sera un tour moderne !Les équipes nationales ont le droit d’utiliser chacune une camionnette avec des mécaniciens dédiés et surtout, c’est l’année de la généralisation du dérailleur ! Une machinerie au service des coureurs qui va profiter à ceux qui en ont le plus l’habitude. Roger Lapébie (habilement conseillé par son directeur sportif, le journaliste Jean Leulliot) est de ceux là.

Roger Lapébie
Roger Lapébie © Ouest France

1938 : L’épreuve aux 1000 décors

La menace nazie plane sur l’Europe. Hitler a envahi l’Autriche, la France traverse une crise institutionnelle, les gouvernements démissionnant ou étant renversés.Bref, le moral des Français est en berne le 5 juillet quand le Tour quitte Le Vésinet pour un Tour de 4680 kilomètres. Pourtant, comme le déclament ses promoteurs, le Tour fait toujours rêver.

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