Gustave Roussy, 1er centre de lutte contre le cancer en Europe, s'est intéressé à la perception qu'ont les Français de plus de 55 ans du legs. Réalisé par l'IFOP, ce baromêtre "les seniors et le legs" montre qu'ils s'y intéressent, malgré le manque d'informations disponibles sur le legs.

Pour 77% des seniors, rédiger un testatement est important pour faire un legs
Pour 77% des seniors, rédiger un testatement est important pour faire un legs © AFP / ARCHIVO / NOTIMEX

Un milliard d'euros. C'est, selon l'Association française de fundraising (AAF) le montant total annuel des legs au profit d'organismes d'utilité publique en France. Le legs, à ne pas confondre avec le don, est la transmission à titre gratuit d'un ou plusieurs bien d'une personne au profit d'un tiers. A la mort du testataire, le légataire reçoit le legs. 

Gustave Roussy, premier centre de lutte contre le cancer en Europe s'est intéressé à la perception qu'ont les français de ce type de transmission. Réalisé par l'IFOP, ce baromêtre analyse comment les seniors perçoivent le legs. 

Premier enseignement : un Français de plus de 55 ans sur sept se dit prêt à faire un tel geste. Cette possibilité de léguer tout ou partie de son patrimoine est globalement bien connue des seniors : 86 % d'entre eux en sont conscients. Mais si 40% affirment connaître les démarches à suivre pour faire un legs, un senior sur 10 seulement dit être "très au fait" des procédures. D'où l'importance de se fier à un professionel, le notaire. "Un rôle très important" jugent plus de neuf seniors sur 10. 

La recherche médicale, destination première des legs 

Selon l'étude, les seniors, à 48%, considèrent qu'avoir un patrimoine conséquent est une condition importante pour effectuer un legs. Ce patrimoine, les testataires le destinent avant tout aux organismes d'utilité publique oeuvrant dans le domaine de la recherche médicale et de la santé. Viennent ensuite l'aide aux personnes malades, handicapées et âgées. Troisième secteur privilégié par les seniors en cas de legs : la lutte contre l'exclusion et la pauvreté en France. 

Le plus souvent, la décision de léguer son patrimoine à tel ou tel organisme a un lien précis avec l'histoire personnelle des testateurs ou de leurs proches. 

Gustave Roussy et l'IFOP ont également tenté de dessiner le profil-type du testateur. La plupart du temps, il s'agit d'une femme de plus de 70 ans, vivant seule, et n'ayant pas d'enfant. Le geste du legs, pour beaucoup de seniors, a pour objectif de donner un sens à leur fin de vie et à faire bon usage de leurs biens pour les générations futures. 

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