Un service plus transparent pour mesurer les ondes
Un service plus transparent pour mesurer les ondes © BENELUXPIX/MAXPPP

Sommes-nous trop exposés aux ondes électromagnétiques, celles de nos téléphones portables, des micro-ondes ou du WIFI ? Il est désormais plus facile de faire effectuer des mesures chez soi ou dans un lieu public.

Le service, gratuit, existe depuis plusieurs années, mais son financement a évolué au 1er janvier pour garantir l'indépendance des contrôles.

Comment ça marche ?

La première étape : télécharger un formulaire sur service-public.fr

Précisez le lieu de la mesure. Cela peut être un logement, ou un endroit public : une école, un commerce, une gare...

Il faut aussi indiquer l'objectif de la mesure, et ne pas hésiter à réclamer une étude détaillée.

Sophie Pelletier, du collectif des électro-sensibles de France

En demandant l'analyse la plus détaillée, vous pourrez savoir si il s'agit d'une antenne relais, un émetteur radio FM ou une source domestique, comme les téléphones sans fil, le WIFI, etc...

Ce formulaire, une fois rempli, doit être envoyé à votre mairie, à votre agence régionale de santé, ou à une association aggréée. Ces organismes le transmettent ensuite à l'Agence nationale des fréquences. C'est elle qui dépêchera un laboratoire sur place.

L'opération dure de une à trois heures. Elle est destinée à tout le monde, pas uniquement aux électro-sensibles. Elle permet d'identifier la provenance des ondes pour les limiter. Certaines médiathèques par exemple se sont rendues compte que les portiques antivols font courrir des risques de surexposition aux agents qui travaillent à côté.

Un dispositif jugé encore insuffisant par les associations

Les associations mobilisées contre les ondes électromagnétiques demandaient depuis longtemps une évolution du financement pour éviter les conflits d'intérêt. Sur ce point, elles ont obtenu ce qu'elles voulaient. Les opérateurs de téléphonie mobile ne versent plus rien aux laboratoires. Ils paient, mais indirectement, à travers une taxe.

Janine Le Calvez, de l'association Priartem

Cela va dans le sens d'une plus grande indépendance des organismes de contrôle par rapport aux opérateurs

Le porte-parole de Robin des Toits, Etienne Cendrier, confirme que c'est un premier pas, mais il reste critique sur les méthodes de contrôle.

La vraie solution, ce serait de mettre des centres de mesure en continu, qu'on laisse dans une salle de classe ou un appartement pendant plusieurs jours, pour avoir une réelle idée de l'exposition des gens.

Pour aller plus loin, une loi est en préparation. Elle arrive en débat à l'assemblée le 23 janvier, portée par la député écologiste Laurence Abeille.

Il faut que cette question de la modération s'impose et que l'accumulation d'ondes soit maîtrisée, qu'on puisse être capable de vérifier que, partout où l'on se trouve, l'environnement est le moins pollué possible.

Le texte prévoit par exemple d'interdire le WIFI dans les établissements qui accueillent des enfants, ou encore d'encadrer la publicité pour le téléphone portable.

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