Manifestation des sages femmes pour le changement de leur statut.
Manifestation des sages femmes pour le changement de leur statut. © MaxPPP/Wostok Press

Après près de cinq mois de conflit, la ministre de la Santé Marisol Touraine a annoncé ce matin la création d'un statut médical à l'hôpital pour les sages-femmes, à l'intérieur de la Fonction publique. Le mouvement social ne s'arrête pas pour autant.

Marisol touraine a décidé de créer "un statut médical des sages-femmes des hôpitaux qui s'inscrira au sein de la Fonction publique hospitalière.

Une concertation pour la revalorisation des rémunérations s'ouvrira en avril, a précisé le ministère. Ces décisions s'accompagneront de nouvelles responsabilités, dont la participation au projet médical d'établissement, à la recherche et à des missions d'intérêt général.

Selon le ministère, la gestion quotidienne des sages-femmes à l'hôpital sera sous la responsabilité de la direction chargée du personnel médical et une reconnaissance des actes réalisés en propre par les sages-femmes sera assurée pour rendre plus visible leur contribution à l'activité hospitalière.

Le statut des étudiants de 4e et 5e années sera amélioré et leur niveau de rémunération aligné sur celui des étudiants en médecine, ajoute le ministère.

Les sage-femmes satisfaites ?

On est très en colère, dépité. Le mouvement continue

Caroline Raquin, la présidente du syndicat de sages-femmes ONSSF et membre du collectif qui réclame notamment de pouvoir quitter la fonction publique.

Depuis cinq mois, le collectif des sages-femmes à l'origine du conflit réclamait un statut de praticien hospitalier, comme en bénéficie déjà les médecins ou les dentistes, viendra ensuite naturellement la revalorisation des salaires.

Les sages-femmes hospitalières sont actuellement considérées comme personnel non-médical et commencent leur carrière à environ 1 400 euros net par mois

Marisol Touraine et Caroline Raquin au micro de Solenn Le Hen

Les médecins en colère ?

La décision de Marisol touraine pourrait déclencher la colère des médecins qui refusent d'être mis sur le même plan.

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