Pressing
Pressing © MaxPPP/Jean Francois Frey

Les habitants voisins de pressings vont se voir proposer un diagnostic gratuit pour identifier la présence dans l’air de perchloroéthylène (PCE). Ce solvant, utilisé pour le nettoyage à sec, doit être abandonné progressivement.

Une partie seulement de ces établissements - 4.000 pressings et 8.700 riverains - est concernée par cette campagne du ministère de l’écologie. Car depuis deux ans, il est interdit d’installer de nouvelles machines utilisant le PCE, ce solvant chloré au pouvoir très dégraissant, mais aussi très volatil. En 1995, l’Organisation mondiale de la santé l’a classé comme cancérigène probable. Il serait responsables d'atteintes diverses, rénales, neurologiques ou encore hépatiques. Depuis, des mesures progressives progressives ont été prises en France, avant l’interdiction totale de son utilisation en 2022.

Des actions prescrites par le préfet en cas de présence de PCE

En pratique, les voisins de ces pressings potentiellement à risque recevront une plaquette. Il leur sera proposé un diagnostic gratuit, réalisé par des laboratoires désignés par le ministère de l’écologie. En cas de présence de PCE chez eux, des actions rapides seront prescrites par le préfet à l’exploitant du pressing (remplacement des machines).

15.000 personnes potentiellement exposées

Selon l'Association de défense des victimes d’émanations de PCE des pressings (Advepp), 15.000 personnes sont exposées au travail à ce solvant. Des procédés alternatifs existent mais ils sont encore minoritaires. Le ministère de l’écologie a mis en ligne une plaquette d’informations sur le PCE avec des conseils de prévention: aérer dix minutes par jour, hiver comme été, utiliser et entretenir son système de ventilation...

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