[Info France Inter] La plus célèbre avenue parisienne du monde était interdite à toute manifestation lors de la dernière journée de mobilisation des "gilets jaunes". Pour le prochain défilé, ces derniers vont déposer une demande officielle pour pouvoir revenir sur les Champs-Élysées.

Véhicules de police sur les Champs-Élysées, le 23 mars 2019, alors que les manifestations ont été interdites sur l'avenue parisienne.
Véhicules de police sur les Champs-Élysées, le 23 mars 2019, alors que les manifestations ont été interdites sur l'avenue parisienne. © AFP / FRANCOIS GUILLOT

Après les saccages de plusieurs établissement sur l'avenue des Champs-Élysées, survenu en marge de la manifestation des "gilets jaunes" du 16 mars dernier, le secteur avait été interdit à la manifestation du dernier acte du mouvement des "gilets jaunes".  Or un groupe veut obtenir à nouveau le droit d'y défiler. Baptisés "Gilets jaunes signataires", ce groupe, qui a toujours déclaré ses rassemblements à la préfecture, va déposer une demande en bonne et due forme pour réclamer le droit de revenir sur la grande avenue. Ils dénoncent plus largement, comme plusieurs associations, la mise en place de "périmètres interdits" : une atteinte selon eux aux droits fondamentaux. 

La manifestation de ce week end à Paris s'est bien passée, pourquoi voudrait-on empêcher les "gilets jaunes" de retourner, sur les Champs Elysées, s'interroge Sophie Tissier, l'une des organisatrices du cortège de samedi dernier? 

La Ligue des Droits de l'homme s'interroge aussi sur ces périmètres interdits, un peu partout en France, sous peine d'amende de 135 euros.  Malik Salemkour, président de la LDH a d'ailleurs saisi le Conseil d'État pour "Atteinte grave à la liberté de manifester", un recours examiné mercredi.

De son côté, Attac France, dénonce également des "interdictions illégitimes", qui ne peuvent de toute façon je cite "justifier l'utilisation de la force contre des citoyens pacifiques". Un référence claire aux blessures de l'une de ses portes paroles, une femme de 73 ans gravement blessée à Nice ce samedi, lors d'une charge de police.

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