[scald=20829:sdl_editor_representation]PARIS (Reuters) - Le parquet de Paris a ouvert une enquête préliminaire sur la plainte de Tristane Banon, une Française de 32 ans qui accuse Dominique Strauss-Kahn de tentative de viol, a-t-on appris vendredi auprès du parquet.

L'enquête a été confiée à la Brigade de répression de la délinquance sur la personne (BRDP), a-t-on ajouté.

David Koubbi, l'avocat de Tristane Banon, a déclaré jeudi à Reuters que la plainte contre l'ancien directeur général du Fonds monétaire international se fondait sur des "éléments matériels", refusant de préciser s'il s'agissait de textos ou d'enregistrements.

Le parquet de Paris avait trois options : classer la plainte sans suite, mener une enquête préliminaire ou confier une information judiciaire à un juge d'instruction.

Une tentative de viol est passible de la cour d'assises et le maximum de la peine est de 15 ans de réclusion criminelle. La peine peut être supérieure en cas de circonstances aggravantes.

Journaliste et écrivain, Tristane Banon, 32 ans, affirme que les faits présumés se sont déroulés en février 2003 lors d'une rencontre avec Dominique Strauss-Kahn dans le cadre de la rédaction d'un livre. La prescription pour tentative de viol est de 10 ans et le délai n'est donc pas encore épuisé.

L'ancien directeur général du Fonds monétaire international, visé aussi par une plainte pour tentative de viol à New York, a chargé dès lundi ses avocats de porter plainte pour dénonciation calomnieuse, les faits évoqués par Tristane Banon étant selon lui "imaginaires".

De leur côté, les procureurs de New York n'envisagent pas un abandon des charges pesant contre Dominique Strauss-Kahn, a indiqué jeudi une source proche du dossier.

Lors de la rencontre qui s'est tenue mercredi avec les avocats de l'ancien ministre français de l'Economie, le ministère public n'a pas cherché à dégager une solution concertée après que la crédibilité de l'accusatrice de "DSK" a été mise à mal par de récentes révélations.

Le bureau du "district attorney" de Manhattan a indiqué que les procureurs souhaitaient disposer de deux ou trois semaines supplémentaires pour enquêter sur Strauss-Kahn et sur son accusatrice.

Un abandon des charges pour agression sexuelle n'est pas "attendu", a précisé cette source ajoutant qu'aucune "offre de conciliation n'avait été proposée" lors de la réunion.

Gérard Bon, édité par Yves Clarisse

Mots-clés :
Ce contenu n'est pas ouvert aux commentaires.