Personnes âgées
Personnes âgées © CC ADEUPa Brest

C’est une première en France : une loi, promulguée aujourd’hui, va encadrer la protection des personnes les plus vulnérables et le bien vieillir. Les motivations avancées par le Parlement : anticiper les conséquences du vieillissement de la population.

Cet accompagnement des personnes âgées doit répondre, au maximum, aux attentes de ces personnes. Les sujets abordés par la loi sont multiples : le logement, la vie sociale, les transports et les solutions d’accompagnement et de soins en cas de perte d’autonomie.

Un projet porté par Marisol Touraine, ministre des Affaires Sociales et Laurence Rossignol, secrétaire d’État chargée des Personnes Agées et de l’autonomie depuis le 3 juin 2014. Leur objectif principal est de changer les représentations du troisième âge et de renforcer les luttes contre les inégalités sociales.

Laurence Rossignol, secrétaire d’État en charge des personnes âgées et de l’autonomie :

C’est une belle et grande loi sociale qui a été adoptée ce jour, et qui témoigne que les protections sociales savent évoluer, s’adapter, se moderniser et être au plus près des besoins des Français.

Des mesures concrètes

► Des nouveaux droits sociaux sont créés, si bien que les personnes qui bénéficient d’un accompagnement, auront le droit à plus d’heures facturées moins chères.

► Les proches aidants (membres de la famille qui aident régulièrement les personnes âgées de leur famille) auront accès à un droit au répit et toucheront une aide de 500 € par an.

► Les personnes de plus de 65 ans bénéficieront de conférences pour les prévenir sur la perte d’autonomie.

► Une transparence et une information plus accessible sur les tarifs appliqués en maisons de retraite.

Un financement solidaire

Ce projet revient à 645 millions d’euros par an. Une somme payée grâce à la contribution additionnelle de solidarité pour l’économie. Deux volets sont détaillés par la loi, d’abord un volet accompagnement de 460 millions d’euros, puis un volet anticipation et prévention de 185 millions d’euros.

Le volet d’adaptation, d’un montant de 84 millions d’euros ne sera assuré que pendant le temps de l’installation de cette mesure.

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